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La Chine remet un centre d'application des technologies agricoles au Cameroun

Par : Li Zhijian |  Mots clés : Cameroun, Chine, agriculture
French.china.org.cn | Mis à jour le 19-07-2013

Un centre d'application des technologies agricoles créé par la coopération chinoise à Nanga- Eboko, localité du Centre du Cameroun, est remis aux autorités camerounaises ce jeudi lors d'une cérémonie présidée par le ministre camerounais de l'Agriculture et du Développement rural, Essimi Menye, en présence du chargé d'affaires de l'ambassade de Chine à Yaoundé, Li Changlin.

Provisoirement réceptionné en avril, le Centre d'application des technologies agricoles du Cameroun (CATAC) a vu le jour en janvier 2011 après deux ans de travaux de construction, à la faveur d'un protocole d'accord de coopération signé en janvier 2008 par le Cameroun et la Chine.

Selon le chargé d'affaires de l'ambassade de Chine Li Changlin, c'est l'un des 10 centres du genre mis en place par la coopération chinoise en Afrique, dans le cadre d'une ensemble de huit mesures annoncées en vue du renforcement de la coopération entre son pays et le continent noir par Hu Jintao, alors président de la République populaire de Chine, à l'occasion du sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine en novembre 2006.

Projet pilote à l'heure actuelle de la coopération sino- camerounaise en matière agricole, le CATAC s'étend sur un terrain de 100 hectares avec des bâtiments administratifs et pédagogiques neufs abritant des bureaux, des salles de classe de formation, des laboratoires, etc.

« Nous avons à côté du centre des terres aménagées qui, dans un bref délai, j'en suis sûr, peuvent servir de base d'expérimentation de transfert de technologies agricoles avancées dans l'ensemble du pays », a souhaité le diplomate.

Outre ce centre, un lycée technique agricole, le tout premier également dans ce pays d'Afrique centrale, est prévu à Yabassi, localité de la région du Littoral, toujours grâce à la coopération chinoise.

Pour le ministre camerounais de l'Agriculture et du Développement rural, c'est la preuve que « la coopération avec la Chine se porte très bien chez nous et nous voulons qu'on l'intensifie en matière agricole ». Essimi Menye a ainsi salué « une grande oeuvre », déjà précédée par le passé par un centre de formation en matière de production des champignons à Obala, autre localité de la région du Centre d'ailleurs proche de Nanga-Eboko.

« Par cette expérience qui a été timide au départ aujourd'hui se développe assez bien, a-t-il souligné, nous produisons du champignon. Nous voulons pouvoir compter sur la coopération chinoise pour que cette coopération s'élargisse dans d'autres domaines de la production agricole » comme « la production des semences, la mécanisation, la transformation des produits en aliments qui peuvent être vendus même en Chine ».

Une antenne de l'Université d'agriculture et de foresterie du Nord-Ouest de Chine sera ouverte au Cameroun, a également annoncé un dirigeant de cette institution académique lors de la cérémonie.

Pilier de la formation dans le domaine agricole avec plus de 300 centres disséminés sur le territoire national, l'Université d'agriculture et de foresterie du Nord-Ouest de Chine est notamment spécialisée dans la recherche sur les technologies avancées en vue de l'amélioration de la production et de la productivité agricoles.

Elle se propose d'offrir son expertise afin d'aider le Cameroun à réaliser ses objectifs d'accélération de la croissance économique à travers l'agriculture, a annoncé son vice-président Li Hua.

Cette université accueille en ce moment pour leurs études supérieures trois étudiants camerounais, a fait savoir M. Li pour qui « depuis plusieurs années, la Chine a envoyé des experts ( agricoles) au Cameroun, au Zimbabwe, en Ethiopie et en Egypte ».

Pays à dominante agricole tirant son produit intérieur brut ( PIB) pour environ 26% de l'agriculture, le Cameroun est cependant un importateur net de produits des industries agricoles et alimentaires comme les céréales, le maïs et le riz que le pays produit mais en quantités insuffisantes en comparaison avec les besoins de la consommation locale.

Mercredi, le Premier ministre Philemon Yang a présidé à Yaoundé une cérémonie de signature du pacte pour la mise en oeuvre du Programme détaillé de développement de l'agriculture en Afrique (PDDAA) de l'Union africaine (UA) sur lequel les autorités misent pour effectivement donner une plus grande impulsion au développement de ce secteur grâce à une mobilisation accrue des investissements, publics et privés.

Par cet acte qui est prévu d'être suivi de l'élaboration dans les prochains mois d'un Plan national d'investissement agricole ( PNIA), le Cameroun, qui se félicite déjà de figurer parmi onze pays africains et 38 dans le monde d'avoir réaliser avant 2015 l'Objectif du millénaire pour le développement (OMD) consistant à réduire la faim de manière significative, s'engage désormais à accomplir les engagements pris par les dirigeants africains en 2003.

Ces engagements consistent à consacrer 10% des budgets nationaux à l'agriculture (le Cameroun en est encore à 4,5%) et porter les performances du secteur rural à une croissance d'au moins 10% également à l'horizon 2020.

De l'avis du ministre Essimi Menye, « le Cameroun est engagé dans une grande oeuvre de restructuration de la production agricole afin que les Camerounais non seulement aient de quoi manger, mais surtout pour développer l'activité et créer plus d'emplois. Dans cet esprit, le centre de Nanga-Eboko va nous accompagner dans le développement de la production du riz ». F

Source: Agence de presse Xinhua
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