Un Français remet des archives numérisées relatives à l'invasion japonaise de la Chine
Une cérémonie de remise des copies numérisées d'archives diplomatiques relatives à l'invasion japonaise de la Chine a été organisée lundi au Mémorial des victimes du massacre de Nanjing par les envahisseurs japonais.
Ces archives, composées de 42 documents diplomatiques totalisant 1.993 pages, ont été rassemblées par le Français Bastien Ratat alors qu'il passait au crible les dossiers du Centre des archives diplomatiques de Nantes, relevant du ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères.
Ces documents, rédigés principalement en français, mais aussi en anglais, en japonais et en chinois, couvrent la période allant de 1920 à 1943. Leur contenu porte notamment sur le massacre de Nanjing, le lien entre les actes d'agression du Japon et les intérêts de l'Occident en Chine, ainsi que l'invasion et l'expansion du Japon dans le nord-est de la Chine et les régions environnantes. Ces documents mettent en lumière les atrocités commises par le Japon pendant la guerre, y compris le massacre de Nanjing, sous de multiples angles.
Selon M. Ratat, ces documents remis à la Chine comprennent des correspondances entre les diplomates français et leurs homologues britanniques, américains et italiens, ainsi que des télégrammes traduits directement de l'agence de presse japonaise Dōmei de l'époque, qui se corroborent mutuellement au sein des mêmes dossiers diplomatiques.
Zhou Feng, conservateur du mémorial, situé dans la province chinoise du Jiangsu (est), note que ces documents seront conservés au centre de documentation sur le massacre de Nanjing du mémorial.
Selon M. Zhou, ces documents revêtent une importance capitale pour approfondir la recherche historique en la matière et prouvent une fois de plus que les atrocités commises par le Japon, notamment le massacre de Nanjing, étaient connues de la France et de la communauté internationale dès le début de la Guerre de résistance du peuple chinois contre l'agression japonaise. M. Zhou a ajouté que de telles preuves irréfutables ne pouvaient être niées.








