share

La lettre du Japon au chef de l'ONU est "pleine d'opinions erronées et de mensonges hypocrites" (porte-parole)

Par : 张平平 |  Mots clés : Chine, Japon
French.china.org.cn | Mis à jour le 03-12-2025
Agence de presse Xinhua | 03. 12. 2025

La lettre du Japon adressée à Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU, est pleine d'opinions erronées et de mensonges hypocrites, a déclaré mardi Lin Jian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

M. Lin a déclaré lors d'un point presse régulier que les propos erronés de la Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, sur Taiwan remettaient ouvertement en cause les résultats victorieux de la Seconde Guerre mondiale et l'ordre international d'après-guerre et constituaient une violation grave des buts et principes de la Charte des Nations unies. La lettre adressée par la Chine au secrétaire général de l'ONU pour exposer sa position solennelle est tout à fait justifiée et nécessaire.

Selon le porte-parole, la lettre de la partie japonaise est truffée d'opinions erronées et de mensonges. Dans sa lettre, la partie japonaise a mentionné la soi-disant "position cohérente" sur la question de Taiwan. Cependant, quant à savoir en quoi consiste exactement cette "position cohérente", la partie japonaise continue d'esquiver la question et n'a toujours pas donné de réponse directe à la Chine.

"Nous demandons une nouvelle fois à la partie japonaise : le gouvernement japonais peut-il fournir à la communauté internationale une explication complète et précise de sa 'position cohérente' sur la question de Taiwan, telle qu'énoncée dans les quatre documents politiques entre les deux pays ?", a déclaré M. Lin.

D'après le porte-parole, la partie japonaise affirme que le Japon adhère à une "stratégie de défense passive, exclusivement axée sur la défense", et que les propos de Mme Takaichi s'inscrivent dans cette position. Taiwan est un territoire chinois. La manière de résoudre la question taiwanaise appartient aux Chinois eux-mêmes et ne tolère aucune ingérence extérieure. Pourtant, Mme Takaichi a établi un lien entre la "situation menaçant la survie" du Japon et un "scénario de crise concernant Taiwan", supposant un recours à la force contre la Chine.

"Est-ce là ce que signifie la 'stratégie de défense passive, exclusivement axée sur la défense' de la partie japonaise ?", s'est interrogé M. Lin.

L'Article 2(4) du Chapitre I de la Charte des Nations unies stipule que "les Membres de l'Organisation s'abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l'emploi de la force", a rappelé M. Lin.

"En tant que dirigeante en exercice d'un pays vaincu lors de la Seconde Guerre mondiale, Mme Takaichi a menacé un pays victorieux de recourir à la force en cas de 'situation menaçant la survie'. Comment la partie japonaise peut-elle avoir l'audace de prétendre qu'elle 'a toujours respecté et adhéré au droit international, y compris la Charte des Nations unies' ?", a-t-il déclaré.

La partie japonaise insinue également des accusations concernant le développement de la défense et les "mesures coercitives" d'autres pays. Il s'agit là d'un simple transfert de responsabilité, a-t-il ajouté.

En fait, depuis la défaite du Japon, les forces de droite au Japon n'ont cessé de tenter de blanchir son histoire d'agression. Le Japon a augmenté son budget de la défense pendant 13 années consécutives, levé l'interdiction d'exercer le droit à l'autodéfense collective, assoupli plus d'une fois les restrictions sur les exportations d'armes, développé sa capacité à frapper les bases ennemies, tenté de modifier les 'trois principes non nucléaires', vidé de leur substance les dispositions concernant le Japon clairement stipulées dans la Déclaration du Caire et la Proclamation de Potsdam, et renié ses engagements dans la constitution, a-t-il estimé.

Selon le porte-parole, c'est la partie japonaise, et non autrui, qui s'est "engagée dans une expansion prolongée des capacités militaires", prenant des "mesures coercitives" et tentant de "modifier unilatéralement le statu quo malgré l'opposition des pays voisins". Compte tenu de toutes ces raisons, la Mission permanente de la Chine auprès des Nations unies a une nouvelle fois envoyé une lettre au secrétaire général des Nations unies et réitéré la position ferme de la partie chinoise.

Notant que cette année marque le 80e anniversaire de la victoire de la Guerre de résistance du peuple chinois contre l'agression japonaise et de la Guerre antifasciste mondiale, il a déclaré que la Chine s'opposait fermement à ce que la partie japonaise renverse le cours de l'histoire, remette en cause l'ordre international d'après-guerre et honore les militaristes.

"Nous exhortons une nouvelle fois la partie japonaise à faire sérieusement son examen de conscience, à rectifier ses torts, à remplir ses obligations en tant que pays vaincu, à prendre des mesures concrètes pour honorer ses engagements envers la Chine et la communauté internationale, et à cesser de revenir sur sa parole", a fait savoir M. Lin.

Suivez China.org.cn sur Twitter et Facebook pour rejoindre la conversation.
Source: Agence de presse Xinhua
Retournez en haut de la page