Prospérité sur le plateau : la formation professionnelle crée davantage de possibilités d'emploi pour les agriculteurs tibétains

Par : Laura |  Mots clés : Tibet,Formation professionnelle
French.china.org.cn | Mis à jour le 12-05-2021

Wanglang, âgé de 41 ans, gagnait habituellement sa vie en gardant son troupeau, à environ 4.500 mètres d'altitude à Nagqu, ville de la région autonome du Tibet, dans le sud-ouest de la Chine, car il ne possédait pas les compétences professionnelles de base.

"J'ai dit aux responsables locaux qui ont rendu visite à ma famille que j'aimerais acquérir certaines compétences", raconte-t-il. Après avoir suivi des cours de formation et passé des examens, Wanglang a finalement obtenu son certificat de soudeur.

En 2018, il a acheté des équipements et a ouvert son propre atelier de soudure, qui a enregistré un chiffre d'affaires de 36.000 yuans (environ 5.545 dollars) cette année-là.

L'histoire de Wanglang est courante sur le plateau, car un nombre croissant d'agriculteurs et d'éleveurs au Tibet ont désormais la possibilité de poursuivre une carrière différente de celle de leurs ancêtres.

Avant la libération pacifique du Tibet en 1951, la plupart des habitants de la région vivaient sous un cruel servage féodal et dans une pénurie abjecte, leur travail étant exploité par les propriétaires de serfs et les seigneurs.

Depuis la réforme démocratique lancée en 1959, la Chine mobilise toute la nation pour soutenir le développement du Tibet et a progressivement établi un système industriel moderne complet dans la région.

Cette année marque le 70e anniversaire de la libération pacifique de cette région du plateau. En sept décennies, le nombre de résidents permanents au Tibet est passé de plus d'un million à plus de 3,5 millions. Selon un bilan établi fin 2019, le Tibet a sorti de la pauvreté l'ensemble de ses 74 districts touchés par la pauvreté.

En 2020, le PIB du Tibet a dépassé 190 milliards de yuans, en hausse de 7,8% en glissement annuel.

Grâce au développement économique et social rapide, de plus en plus de travailleurs ruraux, en surnombre au Tibet, ont pu quitter la vie pénible de l'agriculture et de l'élevage et sont partis plus loin à la recherche d'emplois dans les bourgs et les villes.

Ngawang, une villageoise du district de Lhatse, dans la ville de Shigatse, travaille maintenant dans une coopérative de tapis tibétains près de chez elle, gagnant plus de 2.000 yuans par mois.

"Ma famille peut également percevoir des dividendes de 10.000 yuans chaque année depuis la coopérative d'élevage du village", indique Ngawang.

Depuis 2016, près de 5 millions d'agriculteurs et d'éleveurs au Tibet ont décroché de nouveaux emplois, tandis qu'environ 100.000 personnes ont reçu une formation professionnelle, selon l'autorité régionale des ressources humaines.

Le développement intégré urbain-rural et l'urbanisation rapide au Tibet accéléreront les progrès de la structure de l'emploi au Tibet et deviendront une force majeure pour stimuler la croissance économique de la région, a déclaré Kelsang Droma, chercheur au Centre de recherche en tibétologie de Chine.

L'année dernière, Wanglang a agrandi son atelier et a gagné près de 50.000 yuans.

"C'est la formation professionnelle qui a changé ma vie", se réjouit-il.

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Source: Agence de presse Xinhua
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