Les expatriés ont-ils besoin d'une prime de risques liés à la pollution?

Par : Norbert |  Mots clés : expatriés,prime,risques,pollution,Beijing
French.china.org.cn | Mis à jour le 02-09-2014

Comme le problème du smog persiste à Beijing, bien qu'avec une moindre intensité que l'hiver dernier, des sociétés comme Coca-Cola Chine offrent « une prime de risques liés à la pollution » aux expatriés de la ville. Cette rémunération supplémentaire souligne la perception de problèmes liés au fait de vivre à Beijing, notamment la pollution, la circulation et la sécurité alimentaire.

Ces problèmes sont inquiétants, mais ce sont des répercussions du processus d'industrialisation de la Chine. Heureusement, la Chine va s'attaquer à ces problèmes en appliquant des lois et règlements, en sensibilisant le public à la protection de l'environnement, en éduquant les gens à l'importance d'une alimentation saine et en cultivant la notion de développement durable.

Mais aussi étrange que cela puisse paraître, certaines questions se transforment en opportunités. Par exemple, la notoriété de la Chine en matière de sécurité alimentaire sensibilise les gens aux sources de la nourriture, bien que cette prise de conscience soit chèrement acquise. Aux États-Unis, les gens ne lisent pas toujours les petits caractères, y compris les mises en garde sur les étiquettes des aliments, parce que la sécurité alimentaire est prise pour acquis grâce à la Food and Drug Administration. Je ne sais pas ce qui est pire, supposer que tous les aliments sont dangereux jusqu'à preuve qu'ils sont sûrs (comme en Chine) ou prendre pour acquis que tous les aliments sont sans danger jusqu'à ce que vous entendiez à la radio publique nationale (aux États-Unis) qu'il y a un rappel pour certains produits alimentaires contaminés.

Verser une prime aux expatriés pour endurer les conditions de vie dans une ville serait un affront aux employés locaux, comme l'a écrit Gordon Orr, président de McKinsey Asia dans un de ses récents blogs. De plus, il ya beaucoup d'« avantages » à vivre à Beijing ou dans d'autres villes en Chine, ce qui rendrait inutile d'offrir des mesures incitatives supplémentaires. En voici quelques-unes :

La Chine est toujours une terre d'opportunités avec un afflux constant de travailleurs internationaux. Il est douteux que quelques-uns d'entre eux soient arrivés en s'étant fait miroiter une « prime de risque ». L'argent fait en Chine, en yuan, a le potentiel de s'apprécier. Au moment où un expatrié va quitter la Chine dans quelques années, ses économies en yuans s'échangeront en une plus grande quantité de dollars ou d'euros.

Se déplacer en Chine est abordable et facile. Les transports en commun se développent à une vitesse étonnante. Les trains à grande vitesse sont très impressionnants et ont facilité les déplacements dans le pays.

La Chine est également un endroit plutôt sûr pour travailler. Bien que des incidents fâcheux soient signalés de temps à autres, la plupart des grandes villes en Chine sont assez sûres, même la nuit. Plus important encore, la Chine est aussi un lieu convivial pour les expatriés.

Vivre à Beijing est avant tout un choix de carrière. Ceux qui veulent partir vont partir de toute façon. Finalement, les gens sont poussés par leurs propres motivations à travailler dans un endroit ou un autre. Que l'offre et la demande du marché du travail fasse son travail.

Cela étant dit, si les entreprises veulent offrir une prime de risque lié à la pollution, ils sont bienvenus à le faire. Avoir des précédents peut également ouvrir la porte à vivre dans d'autres endroits « dangereux ». Dans l'État américain du Kansas, par exemple, les employés devraient être indemnisés pour vivre avec les risques de tornade; au Texas, avec les risques de grêle;, en Californie, avec ceux liés aux tremblements de terre; à New York, avec les risques liés aux hivers rigoureux; et dans d'autres États, pour un de ces risques ou l'ensemble de ce qui précède. Dans les temps anciens, on appelait cela choisir son poison.

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