Guo Meimei : « ma vanité a entaché l'image de la Croix-Rouge chinoise »
French.china.org.cn | Mis à jour le 04-08-2014

Guo Meimei, la jeune femme de 23 ans qui avait traîné la Croix-Rouge chinoise dans une crise de crédibilité voilà trois ans, a récemment avoué que l'organisation humanitaire n'était aucunement liée à elle ou à la société Zhonghong Bo'ai, rapportait ce dimanche l'agence de presse Xinhua.
Guo, qui est accusée d'avoir illégalement organisé des paris sportifs durant la Coupe du monde de football, est passée aux aveux depuis un centre de détention de Beijing, où elle est retenue en ce moment. Elle a également avoué avoir participé à des paris et organisé des événements relatifs aux jeux de hasard pendant plusieurs années.
La branche du Bureau municipal de la sécurité publique de Beijing pour le district de Dongcheng a placé la jeune femme en détention pour son implication dans des jeux de hasard le 14 juillet, après l'arrestation d'un groupe de huit personnes participant à des paris sur le thème de la Coupe du monde le 9 juillet.
Selon la police, Guo a ouvert une maison de jeu à Beijing en partenariat avec un parieur étranger en 2013 et elle invitait les gens à s'y rendre pour participer à des jeux de hasard. A chaque événement, Guo Meimei pouvait toucher entre 3 et 5 % du total des fonds joués, c'est-à-dire qu'elle recevait plusieurs dizaines de milliers de yuans d'un fonds de plus d'un million de yuans.
Par ailleurs, la police a découvert que Guo avait aidé un habitant de Macao nommé Kit à faire la promotion de son site internet en diffusant de faux messages, selon lesquels elle avait accumulé une dette de jeu de 260 millions de yuans (31,33 millions d'euros). En échange de ce service, Guo a reçu 400 000 yuans en jetons de jeu.
La police a encore réalisé que la jeune femme, qui prétendait avoir touché de l'argent grâce à des performances commerciales, avait en réalité participé à une activité de commerce sexuel camouflée. Au mois de juillet 2013, elle avait en effet demandé 460 000 dollars de Hong Kong (environ 45 000 euros) à un homme de la province du Guangdong pour passer la nuit avec lui, selon des sources policières. Guo a avoué que ce n'était pas la première fois qu'elle mentait et a confessé avoir traîné la Croix-Rouge chinoise dans un scandale en 2011.
Elle a également indiqué que son identité de « directrice générale de la Chambre de commerce de la Croix-Rouge » était fausse et que c'est son ignorance qui l'avait poussée à faire de telles déclarations.
« J'ai publié ce message sur Weibo par vanité, j'étais tellement naïve que j'ignorais que la Croix-Rouge était une association caritative aussi importante », a-t-elle souligné.
D'après l'agence Xinhua, le personnage au centre du scandale de la Croix-Rouge chinoise, Wang Jun, a été placé en détention le 24 juillet par la police de Beijing. Ce dernier a avoué avoir entretenu à l'époque une relation à caractère sexuel avec Guo Meimei et avoir investi une certaine somme d'argent dans la société Zhonghong Bo'ai. Cette dernière était en train de mettre en place un projet avec la Croix-Rouge commerciale chinoise, une organisation affiliée à la Croix-Rouge dont Guo voulait prendre la direction.
En 2011, cette dernière avait annoncé sur le site de microblogging Weibo que Wang était son « père nominal » et que sa fortune personnelle lui revenait.
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