La Chine, premier marché d'exportation des vins bordelais

Par : Yann |  Mots clés : La Chine, premier marché d'exportation des vins bordelais
French.china.org.cn | Mis à jour le 12-12-2014

Le département commercial de l'ambassade de France en Chine organise actuellement une exposition itinérante de l'Union des vins Saint-Émilion, Pomerol et Fronsac dans cinq villes, dont Beijing et Shanghai. Le président de l'Union, Jean-François Quenin, a profité de son passage à Beijing pour vanter aux journalistes le charme unique des cépages de la rive droite de Bordeaux et de leur succès sur le marché chinois. M. Quenin a déclaré que dans les quelques années à venir, on prévoit une croissance de 100 % sur le marché chinois des vins de la région.

Il y a peu, dès que l'on mentionnait les vins bordelais, le terme « terroir » revenait dans toutes les conversations. Le terroir est à la base de la vinification spécifique du Bordeaux, et englobe la combinaison unique du sol, du climat et de la topographie. M. Quenin a expliqué que le terroir local fait la richesse et la complexité des vins. « Ce sont ces caractéristiques qui rendent nos vins si différents des autres, même avec les mêmes cépages. Par exemple, le Merlot de notre région et le merlot du Chili ont des caractéristiques tout à fait différentes », a-t-il déclaré.

Les vins Saint-Émilion, Pomerol et Fronsac sont principalement du Merlot, du Cabernet Franc et du Cabernet Sauvignon. Le Merlot est l'un des cépages les plus plantés, sa couleur brillante rappelle le rubis, et sa saveur élégante est fruitée, riche en bouche et douce. Le Cabernet Franc, qui représente entre 20 et 30 % des vins de la région, a un arôme fruité riche, plus corsé. Enfin, le Cabernet Sauvignon, qui représente 10 % des cépages bordelais, et qui utilise les fruits noirs, a la saveur la plus reconnaissable, plus sèche et très parfumée.

La région des vins Saint-Émilion, Pomerol et Fronsac fait la part belle aux petites propriétés familiales ; on compte 1 318 châteaux sur ces terres de la rive droite. « Les vignerons de notre région travaillent en famille sur de petits domaines, mais leur marché est international », a expliqué M. Quenin. 40 % de la production est vendue à l'étranger, et le marché chinois représente 20 % des exportations viticoles. « La Chine est notre premier marché d'exportation », a indiqué M. Quenin.

Interrogé par les journalistes sur les vins chinois, M. Quenin a estimé que le marché chinois est un marché de consommation relativement typique, avec un développement initial rapide, et une tendance allant vers deux extrêmes : la vente de vins très chers, ou à l'opposé très bon marché. Aujourd'hui, le marché chinois devient selon lui plus mature et rentable pour les vins du milieu de gamme, plus appréciés. « Nous produisons des vins correspondant à cette demande du marché », a dit M. Quenin en ajoutant avec optimisme : « Je pense que la croissance du marché va encore s'accélérer, et que nos ventes connaîtront une croissance de 50 %, ou même de 100%. »

La concurrence s'intensifie sur le marché chinois du vin. La situation dominante des vins français de Bordeaux a changé. L'industrie du vin français est de plus en plus en concurrence avec l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Chili, l'Argentine et d'autres nouveaux pays du vin. M. Quenin a reconnu qu'il y a de bons vins dans le monde entier, mais que les vins de Saint-Émilion ont non seulement un terroir unique, ils découlent également d'un riche patrimoine culturel. « Nos vins ont une histoire de deux mille ans », a-t-il rappelé avec fierté. « Sur le long terme, nous voyons avec optimisme notre tendance de croissance sur le marché chinois. »

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