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Accompagné par Hervé Ladsous, ambassadeur de France en Chine, Éric Woerth, ministre français du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l'État, actuellement en voyage de travail de quatre jours en Asie pour visiter Beijing, Shanghai et Singapour, a souligné, à l'occasion d'une conférence de presse à Beijing, l'importance des échanges d'informations dans la coopération internationale contre la contrefaçon, le blanchiment d'argent et les fraudes fiscales.
Lors de ses rencontres avec les autorités chinoises, M. Éric Woerth a tenté d'engager des coopérations concrètes concernant par exemple le développement de la cyberdouane destinée à saisir les transactions de contrefaçons via l'internet, ainsi que la reconnaissance géographique des marques destinée à les protéger contre les faux. Le ministre attache une importance significative à la qualité des produits parce que les peuples français et chinois y sont tous deux « sensibilisés ». Selon le ministre, des progrès ont été accomplis dans ce domaine, par exemple, Cognac sera bientôt le premier cas d'un enregistrement géographique en Chine.

M. Éric Woerth pense que l'on peut aller plus loin dans les coopérations, outre les progrès déjà réalisés, et que les coopérations de douane à douane, de plateforme à plateforme (d'aéroport à aéroport par exemple) sont souhaitables en raison de leur efficacité. Il propose d'accélérer le processus d'enregistrement des marques internationales, et d'aller plus loin sur le plan pénal à partir de l'évaluation des produits contrefaits.
Quant à la situation actuelle des RAS de Hongkong et Macao qui n'ont pas été listées lors du dernier sommet G20, le ministre français a affirmé que la législation hongkongaise était en train de réviser les lois concernées pour permettre à la fiscalité locale de se soumettre aux standards en courant d'année et adoptera les paramètres de l'OCDE sur le transfert des informations. « C'est très important pour une administration fiscale d'obtenir les informations sur les comptes en question pour contrôler les fraudes ». En tout cas, « on est en bonne voie avec Hongkong », a conclu le ministre français. |