| La tenue du 17e Congrès du Parti communiste chinois (PCC) a eu des répercussions dans divers milieux, et a également attiré l'attention des étrangers.
Lors d'une interview la veille, Sébastien (Marocain), directeur de projet d'une entreprise française à Beijing, a fait ses études et travaille à Beijing depuis presque dix ans. "Depuis que le congrès du PCC s'est ouvert le 15 octobre, je l'ai suivi avec beaucoup d'attention. J'ai lu sur Internet le rapport d'activité présenté par Hu Jintao, au nom du 16e Comité central du PCC. Son rapport a m'aidé à mieux comprendre la situation actuelle du développement et la politique chinoise de réforme et d'ouverture sur l'extérieur", a dit Sébastien.
"Par ailleurs, le Congrès aura des répercussions importantes dans mon pays. Je suis en contact par Internet avec mes proches et mes amis, restés au pays. Beaucoup d'entre eux se sont informés du congrès, alors qu'il y a cinq ans, aucun ne m'avait posé de questions sur le 16e Congrès", a-t-il dit en souriant, ajoutant: " Je crois que ce changement a des liens directs avec la montée de la Chine sur la scène internationale".
Denise, Sénégalaise, fait actuellement ses études à l'Université des Langues et de la Culture de Beijing. Elle témoigne de son expérience: "Je sais depuis longtemps que la Chine est un grand pays et qu'elle possède une civilisation très ancienne. Beaucoup de choses ayant des relations avec ce pays m'intéressent: son histoire, sa politique intérieure et extérieure, ses performances économiques etc".
Quant à la corruption en Chine, Denise estime: "La corruption ressemble à la grippe, elle existe dans les pays en voie de développement comme dans les pays développés. J'apprécie l'attitude et les démarches du gouvernement chinois en matière de lutte contre la corruption", a-t-elle dit, ajoutant que " l'élimination de la corruption ne peut se faire du jour au lendemain, je suis convaincue que la Chine aura la capacité de résoudre cette difficulté".
Bernard est un commerçant togolais. Il fait du commerce en Chine depuis cinq ans. En tant que commerçant, il prête une grande attention aux répercussions futures du congrès sur le commerce entre la Chine et l'Afrique. Pour lui, le commerce entre la Chine et l'Afrique se développe beaucoup depuis 2000, passant de 10,8 milliards de dollars en 2000 à environ 40 milliards de dollars en 2005. Sur cette période, le volume du commerce a enregistré une croissance annuelle de presque 40%.
Je crois que nous devons considérer le modèle de développement de la Chine comme un modèle de réussite et tirer profit de cette expérience, car la Chine a ouvert de nouvelles perspectives du développement pour des pays africains, a-t-il conclu. |