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La "modern dance", façon chinoise,
est avec le Ballet de Pékin, l'hôte de l'Opéra de Paris dans
l'Amphithéâtre de Bastille, du 7 au 17 janvier.
La venue de la troupe du Ballet
moderne Beijing s'inscrit dans le cadre de la manifestation de
"L'Année de la Chine en France".
"L'objectif de cette compagnie basée
à Pékin et fondée en 1995 est d'initier une forme de « modern dance
» dans un contexte chinois, afin de créer un véritable creuset
d'idées et de créativité qui se propage par la suite dans le pays",
explique Willy Tsao, directeur artistique depuis mars 1999 et
personnalité venue de Hongkong.
Depuis 1987, Willy Tsao forme à la
danse contemporaine les artistes chinois. Il est considéré comme un
précurseur qui ancre toutefois ses chorégraphies dans les richesses
de la culture traditionnelle chinoise.
La première directrice artistique du
ballet de Pékin fut Jin Xing, ex-colonel de l'armée chinoise,
transsexuelle et aujourd'hui personnalité incontestée, qui
d'ailleurs va se produire également en France avec "Shanghai
tango", à partir du 13 janvier au Casino de Paris.
« Avec la Beijing modern dance
company, ce que nous voulons montrer, c'est la Chine d'aujourd'hui
» poursuit Willy Tsao et d'ajouter : "l'Orient et l'Occident sont
en train de s'interpénétrer et la danse moderne est pour nous ce
langage universel qui permet de dialoguer avec les autres cultures
sur un pied d'égalité".
A l'Amphithéâtre de l'Opéra-Bastille
seront présentées deux chorégraphies. La première, sur des musiques
extraites d'opéras chinois, "Une table, deux chaises", est
co-signée par Willy Tsao et son directeur adjoint Li Hanzhong. Ses
huit tableaux illustrent les différents sentiments et situations de
la vie et ils sont interprétés par un groupe de danseurs vêtus de
costumes modernes à l'éclat métallique.
La deuxième chorégraphie est la
version chinoise actuelle du « Sacre du printemps » sur la musique
de Stravinsky. Ses deux chorégraphes Li Hanzhong et Ma Bo ont
souhaité, disent-ils, "illustrer la confrontation directe et
violente entre traditions et rébellions et éviter la fusion
flatteuse de la rencontre Orient/Occident".
peopledaily 2004/01/12
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