Des chercheurs du laboratoire pharmaceutique de Shanghai de l'Académie des Sciences de Chine étudient actuellement un nouveau remède en induisant artificiellement, à titre expérimental, une mutation à la séquence de l'intégrase (enzyme) du HIV.
L'intégrase n'existe pas, à l'état naturel, chez l'être humain. Elle ne peut être générée que dans le HIV. A ce jour, elle fait l'objet d'études des équipes de chercheurs dans le monde entier et elle constitue un espoir pour des futurs médicaments contre le sida.
Les chercheurs du laboratoire pharmaceutique de Shanghai de l'Académie des Sciences de Chine tentent, par le biais de la mutation forcée à la séquence de l'integrase du HIV, d'identifier une fraction qui soit la plus influente sur les fonctions de cet enzyme et d'élaborer, par là, un inhibiteur de la virulence virale.
Le HIV du sida est capable de générer la transcriptase réversible, la protéase et l'intégrase, qui de leur part, permettent au HIV de briser l'immunité chez l'être humain, de se recopier, de contaminer et de subsister tout en détériorant les fonctions immunitaires de l'homme.
Les remèdes qui existent de nos jours sont principalement inhibiteurs contre la transcriptase réversible et la protéase. Ceux deux inhibiteurs sont non seulement très virulents, mais induisent aussi de nombreux effets secondaires avec en plus l'apparition d'une résistance aux médicaments chez le patient.
Pour ces spécialistes chinois, le plus important est de trouver le "point faible" clé dans le processus de réplication du virus et de développer, à partir de là, un nouveau médicament.