| Ah Xiao, a touché 600 yuans (72,6 dollars US) ce mois pour la vente de nouvelles aux journalistes, le montant le plus élevé depuis son arrivée à Kunming il y a 2 ans, chef-lieu de la province méridionale du Yunnan.
« Je peux gagner généralement de 300 à 400 yuans par mois », a-t-il dit.
Selon un reportage du Quotidien de la Jeunesse de Chine, les personnes renseignées vendant des nouvelles aux médias locaux, surtout aux journaux, constituent aujourd'hui un nouveau métier dans les grandes villes chinoises.
Ils travaillent à plein-temps ou bien à mi-temps, comme Ah Xiao.
Face à une compétition cruciale venant des collègues, les journaux urbains chinois paient ceux qui leur donnent des nouvelles, en vue d'attirer le plus grand nombre possible de lecteurs. La récompense peut atteindre 1 000 yuans (122 dollars US) pour une seule indication valable.
Selon les statistiques de ce journal basé à Beijing, 80% des premières nouvelles sont fournies par des informateurs.
Selon un sondage mené par la faculté de Journalisme de l'Université du Yunnan, les informateurs comme Ah Xiao, possèdent une sensibilité particulière pour la recherche de nouvelles récentes, ce qui grâce à leur longue expérience de la vente de journaux.
Lao Hou, informateur professionnel à Kunming, a acheté dernièrement un téléphone portable d'occasion pour son travail.
« On trouve de plus en plus d'informateurs comme moi. Si un concurrent appose des nouvelles plus vite que moi, c'est un échec », a-t-il dit.
Il écoute les nouvelles sur les accidents de la route à la radio tous les jours, et roule à vélo aux endroits où il prévoit qu'un nouvel événement risque d'arriver.
L'émergence des informateurs est un résultat normal de l'industrialisation et la commercialisation du journal, a dit Zheng Sili, professeur en journalisme à l'Université du Yunnan, ajoutant qu'« ils diversifient les sources de nouvelles, allègent le fardeau des journalistes et accélèrent la localisation et l'approfondissement du reportage ».
peopledaily
2003/12/02
|