| Une autorité chinoise en médecine prévoit que le pays ne connaîtra pas d'épidémie du SRAS en hiver prochain. Mais elle n'exclut pas des cas sporadiques.
Le professeur Zhong Nanshan n'en demande pas moins au public de prendre des précautions préventives. Les autorités, dit-il, ont déjà passé à l'action contre le retour éventuel de la pneumopathie.
La pneumonie atypique avait sévi au printemps dernier en Chine, avec 5 326 cas, dont 348 cas mortels.
« Les départements gouvernementaux sont sur le pied de guerre. Le système de monitorage a été amélioré et une directive nationale concernant la prévention, le diagnostic et le traitement, émise à tous échelons », a-t-il ajouté.
« Je crois que ces mesures efficaces peuvent empêcher l'épidémie du SRAS cet hiver », a-t-il dit d'un ton confiant. Mais il n'exclut pas la résurgence de cas isolés, en disant que les mesures fondamentales, à savoir la détection précoce, l'isolation précoce et le dépistage précoce de contacts, devront être toujours adoptées.
M. Zhong, académicien de l'Académie de l'Ingénierie, a remporté des succès dans la lutte contre le SRAS dans le Guangdong, la première province chinoise touchée par cette maladie, à la tête d'un groupe de recherche sur la maladie respiratoire.
Pour rassurer les gens, il les a appelés à être vaccinés contre la grippe, dont les symptômes sont semblables à ceux du SRAS. Zhong croit qu'il est trop tôt pour lever l'interdiction de manger le civet, faite par l'Association chinoise de protection des animaux sauvages, d'autant plus que cet animal a été bien soupçonné d'être l'hôte vecteur du coronavirus du SRAS. Il a ajouté que la recherche n'a pas encore écarté la liaison éventuelle entre le civet et la transmission du SRAS.
peopledaily
2003/10/21
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