Selon l�habitude chinoise, on pr�f�re fortifier la sant� par les aliments en hiver, parce qu�en cette saison, il fait froid, les �tres se renferment, c�est le meilleur moment pour fortifier la sant�. Selon la doctrine des Cinq �l�ments, l�hiver appartient � l�eau, tandis que le printemps est � l�origine du bois ; une eau abondante en hiver peut favoriser la croissance des bois au printemps. On fortifie la sant� en cette saison avec les objectifs suivants : premi�rement, combler les insuffisances organiques du pass� ; deuxi�mement, devenir plus vigoureux l�ann�e suivante. La condition primordiale pour fortifier la sant� est de voir si l�organisme peut admettre, dig�rer et assimiler ce qu�on mange. Depuis l�antiquit�, les milieux m�dicaux et la population ont pr�conis� � l�introduction du tonique � afin de fortifier la sant� en hiver.
La m�decine traditionnelle chinoise insiste sur l��quilibre du yin et du yang. Dans les mouvements de la vie, la relation entre la force dynamique et le pouvoir de la tranquillit� refl�te cet �quilibre. La circulation du qi (�nergie vitale) et du sang entretient la vie, et celle-ci a besoin de repos et d�accumulation de l��nergie. Ici on dit � se renfermer en hiver �, et il s�agit du repos ; c�est aussi l�occasion de compl�ter l��nergie consum�e au cours des mouvements de la vie.
Selon la m�decine traditionnelle chinoise, fortifier la sant� par les aliments doit mettre l�accent sur le renforcement du fonctionnement de l�appareil digestif, afin de cr�er un environnement physiologique favorable pour fortifier la sant� et absorber plus facilement les substances nutritives.
La m�decine traditionnelle chinoise estime que le rem�de tonique est une substance glutineuse et �paisse b�n�fique pour celui qui a une sant� faible et celui qui a une obstruction par le crachat. Mais avant de prendre du tonique, il est conseill� de r�guler l�organisme, d�activer la circulation du qi et du sang et de dissiper le crachat.
Les anc�tres ont dit que � la m�decine et la nourriture sont de la m�me souche �, � les m�dicaments et la nourriture sont aussi de la m�me souche �. La m�decine traditionnelle chinoise estimant qu�il existe une influence r�ciproque et une interp�n�tration entre les m�dicaments et la nourriture a avanc� une s�rie de th�ories et de doctrines sur le traitement par les aliments. Ce traitement remonte � la dynastie des Zhou il y a plus de 3 000 ans. Le retour � la nature pr�conis� par nos contemporains fait penser � la liaison entre la sant� et les aliments. Aujourd�hui, lorsque l�on dit � fortifier la sant� par les aliments �, il s�agit de fortifier la sant� en combinant la m�decine traditionnelle avec la di�t�tique moderne selon les besoins du corps humain. La pratique prouve que pour la plupart des gens, les aliments sont meilleurs que le tonique.
Les pr�parations pour fortifier la sant� sont nombreuses : une bonne soupe est d�licieuse et facile � absorber ; les aliments bien cuits dans un pot de terre cuite sont nourrissants et mous et conviennent � celui qui a un mauvais fonctionnement de l�appareil digestif ; la bouillie de riz est claire, douce et facile � dig�rer et convient aux gens de tout �ge. Les aliments destin�s � fortifier la sant� sont tr�s abondants et la fa�on de pr�parer est simple. Dans la plupart des cas, la fa�on de fortifier la sant� par les aliments peut produire de bons effets.
Selon la m�decine traditionnelle chinoise, fortifier la sant� par le tonique en hiver doit suivre le principe dialectique, c�est-�-dire fortifier la sant� de fa�on progressive : 1 � 3 semaines, c�est la p�riode des essais o� on doit voir la r�action de l�organisme apr�s avoir pris du tonique, et apr�s, on doit d�terminer une dose convenable ; il est d�conseill� d�abuser de tonique pr�cieux.
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