Les Jeux Olympiques de Beijing auront lieu du 25 juillet au 10 août 2008

Beijing a devancé les autres régions du pays dans le domaine de la modernisation


Selon le Rapport de 2002 sur la modernisation de la Chine, soutenu conjointement par le ministère chinois des Sciences et des Technologies, l'Académie des Sciences de Chine et la Fondation nationale de la nature de Chine, Beijing est parvenu au niveau de la deuxième modernisation et dépasse déjà certains pays européens tels que l'Italie, l'Irlande et l'Espagne et est proche du niveau supérieur des pays moyennement développés. Beijing se trouve donc dans une phase intermédiaire entre l'économie industrielle et l'économie du savoir.

He Chuanqi, initiateur de ce thème et chercheur à l'Académie des Sciences de Chine est le premier à avancer la théorie de la "deuxième modernisation". Selon lui, à l'échelle mondiale, la première modernisation, caractérisée par l'industrialisation, l'urbanisation et la démocratisation, mettait l'accent sur la production matérielle. Dans les années 1960, les pays développés ont déjà réalisé la première modernisation. La seconde modernisation se distingue par le développement de l'économie du savoir.

Les indices pour évaluer le niveau de la première modernisation comprennent dix aspects comme le produit national brut (PNB) par habitant, le pourcentage de la population urbaine, le taux de survie des bébés et l'espérance de vie. Excepté le PNB par habitant, Beijing a atteint le niveau des pays développés dans les années 1960 pour les autres indices, réalisant ainsi la première modernisation.

Les indices pour évaluer le niveau de la seconde modernisation englobent quatre aspects: l'innovation du savoir, la diffusion du savoir, la qualité de la vie et la qualité de l'économie régionale, ainsi que 16 indices comme le nombre de brevets par habitant, le montant des investissements dans la recherche et l'exploitation, le pourcentage d’accès à l'enseignement supérieur, le taux de couverture télévisée, le taux d'accès à Internet, la consommation d'énergie par personne et le pouvoir d'achat par personne. Si les indices moyens des pays développés en 1999 sont de 100, ceux de Beijing pour la seconde modernisation sont de 76, équivalant à ceux de la République de Corée et supérieurs à ceux de l'Italie, de l'Irlande et de l'Espagne, ce qui a placé Beijing en tête de la Chine. En ce qui concerne l'innovation du savoir, cet indice est supérieur au niveau moyen des pays développés.

Les statistiques montrent que la différence entre Beijing et les pays développés réside dans les aspects suivants: le pourcentage d’accès à l'enseignement supérieur, la proportion des secteurs de production et le PIB par habitant. Par exemple, le pourcentage d’accès à l'enseignement supérieur de Beijing est de 30% environ, tandis que celui de beaucoup de pays développés, de plus de 80%. Dans les secteurs économiques de Beijing, le pourcentage des secteurs de production est supérieur à celui des secteurs du savoir tels que l'éducation, la culture, les recherches scientifiques et techniques. Selon les experts, au cours du développement de l'économie du savoir, Beijing doit s'efforcer d'élever le pourcentage d’accès à l'enseignement supérieur et celui d'accès à Internet et de développer grandement les secteurs du savoir tels que l'éducation, les recherches scientifiques et techniques, la culture, le service médical et le service juridique.