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Les nouvelles perspectives des étudiants africains en Chine

Une année en 3e cycle à l'Université des Langues et de la Culture de Beijing (BLCU) a permis à Muntasir, un Soudanais de 27 ans, d'avoir une image beaucoup plus claire de la Chine que celle qu'il se faisait au départ au travers des films de kongfu et de spectacles d'acrobatie.

Ses visites de la Grande Muraille et de la Cité Interdite l'ont aidé à mieux appréhender l'histoire et la culture chinoises. Il a vu aussi des Chinois travailler dur chaque jour, ce qui explique selon lui la croissance économique rapide du pays.

« Je veux devenir un sinologue averti et fournir aux pays africains et arabes des informations précises sur le développement historique et économique de la Chine », explique Muntasir.

Auparavant, Muntasir était assistant-enseignant dans une université du Soudan. Jusqu'à présent, environ 20 enseignants soudanais sont venus en Chine pour étudier une variété de disciplines dont la langue chinoise et l'agriculture.

« Il y a un grand besoin d'enseignants chinois au Soudan parce que davantage de Soudanais veulent apprendre la langue chinoise. C'est pour cela que nous venons ici pour améliorer notre niveau de langue », précise-t-il.

Selon Muntasir, quand il a commencé à apprendre le chinois au début des années 1990, beaucoup ne comprenaient pas son choix d'étudier une langue si complexe et si difficile.

Mais Muntasir avait ses raisons : davantage d'entreprises chinoises entraient sur le marché soudanais à mesure du développement des relations sino-soudanaises. Pour lui, une bonne maîtrise du chinois était la clé pour décrocher un bon travail.

Après sa maîtrise, Muntasir a travaillé pour une compagnie pétrolière chinoise et un hôpital chinois au Soudan. Ce qui lui a permis d'améliorer grandement son niveau de langue.

Muntasir s'est également beaucoup intéressé à l'évolution du forum Chine-Afrique qui vient de s'achever récemment.

« Les Relations entre la Chine et l'Afrique sont réciproquement avantageuses. L'Afrique possède de grandes ressources naturelles mais elle manque de technologie et d'expérience qu'elle peut obtenir de la Chine », assure-t-il.

Les chiffres montrent que BLCU compte à son actif plus d'étudiants africains que les autres établissements de l'enseignement supérieur en Chine.

L'ancienne « École préparatoire supérieure pour les étudiants étrangers » a été fondée en 1962 avec comme objectif principal d'enseigner la langue et la culture chinoises aux étudiants étrangers.

A ses débuts, BLCU ne comptait que 11 étudiants venus d'Afrique.

Ces dernières décennies, l'école a été témoin du développement en douceur de la coopération sino-africaine au niveau de l'Education. 162 étudiants africains sont désormais inscrits à BLCU.

Depuis 1973, 4.142 étudiants africains au total issus de 42 pays et régions ont été diplômés de BLCU et sont retournés dans leurs pays d'origine pour apporter leurs contributions.

Les étudiants d'aujourd'hui espèrent suivre la même voie.

Motivé par son ambition de devenir interprète, Bambou, 32 ans, a quitté le Gabon il y a 2 ans pour venir apprendre le chinois à BLCU.

Fort de son expérience de 5 ans au département des Affaires étrangères du gouvernement du Gabon, Bambou a constaté que les malentendus étaient monnaie courante à cause de la barrière linguistique. Il savait que l'étude du chinois l'aiderait non seulement à mieux faire son travail et mais lui ouvrirait aussi de nouvelles perspectives de carrière.

Mais les débuts ont été difficiles. Outre déjà les difficultés d'étudier le chinois, il s'est rendu compte qu'il était incapable de communiquer avec ses compagnons de chambre et ses camarades de classe issus d'autres pays.

« Il y a eu des moments où je voulais juste tout arrêter et rentrer », se souvient-il.

Mais l'encouragement de ses camarades de classe et de ses enseignants l'a aidé à surmonter cette période difficile. Aujourd'hui, s'il ne parle pas encore couramment le chinois, il est au moins capable d'échanger des idées avec ses amis chinois.

A travers ses échanges avec les Chinois, il a découvert que la Chine et l'Afrique avaient beaucoup de points communs.

« Les Chinois et les Africains attachent tous deux par exemple une grande importantce à la famille », conclut-il.


China.org.cn     2006/11/07

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