Beijing occupe la première place à l'échelle nationale en matière de « capacités des ressources humaines »


Selon le « Rapport sur la stratégie de développement économique à long terme de la Chine », document publié chaque année par l'Académie des Sciences de Chine, Beijing occupe depuis quatre années de suite la seconde place à l'échelle nationale en matière de développement durable. C'est ce qu'a déclaré, en se référant au Rapport de 2002, tout nouvellement publié, M. NIU Wenyuan, principal chercheur du Groupe d'études sur le développement économique à long terme relevant de cette Académie, dans une interview accordée le 27 janvier à notre correspondant.

Dans ce document, une analyse statistique sur les différentes régions de Chine en ce qui concerne les « niveaux de développement correspondant aux capacités de développement économique à long terme » montre que Beijing est très bien noté pour la plupart des 30 et quelques indices d'appréciation et qu'elle a, par exemple, obtenu la note maximum tant pour l'indice « créativité sociale », qui reflète le degré de développement des capacités des ressources humaines, que pour l'indice « motivation de progrès social ».

A noter en particulier que Beijing occupe sans nul conteste la première place à l'échelle nationale pour les capacités des ressources humaines, se rapprochant déjà, pour le même indice, du seuil inférieur des capacités correspondantes des pays développés. Rappelons que cet indice comporte trois degrés d'appréciation : capacités physiques de l'être humain, qualifications professionnelles, aptitudes intellectuelles ; si le rapport entre l'importance des investissements sociaux sous chacun de ces trois postes est de l'ordre de 1 : 3 : 9, celui de leurs apports respectifs à l'enrichissement de la société est de 1 : 1 : 100. Autrement dit, la contribution apportée en la matière par un analphabète, qui ne peut se prévaloir que de sa force physique, ne représente que le dixième de celle d'un ouvrier qualifié, et le centième de celle d'un scientifique. Conclusion : le développement économique d'une région ne peut trouver sa véritable force motrice que parmi les compétences de haut niveau.

La notation des « capacités des ressources humaines » des Chinois oscille, jusqu'à présent, aux alentours de seulement 7 points. Pour le même indice, Beijing a reçu en 2001 la note 18, se rapprochant ainsi du seuil inférieur de la moyenne des niveaux atteints par les pays développés. On rapporte, à ce sujet, que durant les dix dernières années, les Chinois n'ont obtenu qu'un point de plus en ce qui concerne la moyenne des « capacités des ressources humaines », contre cinq points pour les citadins de Beijing, durant les trois années écoulées. Selon les experts, ces inégalités interrégionales en matière de capacités humaines doivent être considérées essentiellement comme étant le produit des montants investis par les différentes régions dans l'éducation.

La capacité de développement économique à long terme d'une ville est déterminée essentiellement par cinq grands systèmes, à savoir : les systèmes de soutien à l'existence, de soutien au développement, de soutien à l'environnement, de soutien social et de soutien intellectuel. Après avoir consulté les « Rapports sur la stratégie de développement économique à long terme de la Chine » des années 2000 et 2002, notre correspondant a constaté des changements sensibles entre Beijing et Shanghai au niveau de ces cinq grands systèmes. Ainsi, s'agissant du système de soutien à l'existence, Beijing est passé de la seconde place à la première ; pour celui de soutien au développement, elle a quitté, en 2002, la troisième place pour la seconde ; pour celui de soutien à l'environnement, elle est passée du 25e rang au 13e ; et pour les systèmes de soutien social et de soutien intellectuel, elle s'est maintenue, en 2002, à la première place.