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Les huton de Beijing attirent et émerveillent beaucoup de voyageurs étrangers.
Ils sont venus de toutes parts du monde et ont peut-être visité Paris, Londres, New York ou Tokyo. Mais une fois se trouver dans les huton de Beijing, ils disent qu'ils ont une impression toute différente.
Le huton est un mot mongol, signifiant "puits". Car, au 13ème siècle, sous le règne de la dynastie des Yuan, l'eau manquait dans la ville de Beijing et les habitants devaient chercher à vivre autour d'un puits et avec le temps qui passait se formaient des passages qui s'allongeaient sans cesse pour devenir des huton, c'est-à-dire des ruelles.
Selon des documents historiques, lors de la fondation de la République populaire de Chine en 1949, la ville comptait 1 330 huton contre 978 dans la dynastie des Qing (1616- 1911) et environ 600 à la fin de la dynastie des Ming (1368-1644).
Les huton, comme ils sont trop vieux et manquent de soins, sont pour la plupart dans un état déplorable et avec le boom démographique et le développement économique, beaucoup ont disparu dans la reconstruction de la zone urbaine.
Jiao Ting se souvient bien de son enfance vécue dans une cour carrée de Shijiahuton, dans l'arrondissement de l'Est, un huton où avaient habité nombre de dignitaires et gros commerçants du temps passé.
Ce sont des souvenirs très tendres, dit-elle. On s'amusait avec les enfants de voisins dans une cour vaste et pleine de fleurs et les mets succulents préparés par une famille étaient partagés par tous les gosses de la cour.
Pourtant vers la fin des années 70 du dernier siècle, la cour commençait à paraître trop exiguë avec les maisons délabrées et une seule toilette. public difficilement vacant.
Elle a quitté son ancienne habitation il y a plus de dix ans et travaillant comme directrice générale d'un hôtel, elle n'est pas revenue pour la voir. Elle espère néanmoins que les beaux aspects des huton puissent être ressuscités dans cette transformation de grande envergure de la ville.
Les autorités municipales sont en train de réaliser un programme pour transfigurer les vieux quartiers d'habitation et protéger en même temps la physionomie historique de la ville, un travail laborieux et gigantesque. Les huton et les cours les plus beaux et les plus célèbres doivent être gardés et modernisés et certains d'entre eux sont reconstruits en hôtels ou restaurants qui sont appréciés par les investisseurs et les touristes étrangers.
Protéger les huton qui ont une histoire de 700 ans et la ville de Beijing qui fut fondée il y a plus de 3 000 ans, c'est conserver notre culture, notre histoire et notre civilisation, indique Liu Xiaocun, écrivain et rédacteur de l'histoire locale de Beijing.
xinhuanet
2004/03/31
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