Les chocs climatiques exacerbent les effets du conflit actuel et de la violence intercommunautaire en Ethiopie (HCR)

Par : Lisa |  Mots clés : HCR,Ethiopie,climat,impact
French.china.org.cn | Mis à jour le 23-06-2022

Divers chocs climatiques ont exacerbé les effets des conflits et des violences intercommunautaires en cours en Ethiopie, ont averti des organisations humanitaires.

Dans une mise à jour de l'analyse de la protection publiée jeudi, un réseau d'organisations non gouvernementales et d'agences des Nations Unies sous l'égide du Cluster de protection globale, dirigé par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), a appelé à des efforts concertés pour trouver des solutions durables à la crise humanitaire en Ethiopie.

"Les effets du conflit en cours et de la violence intercommunautaire ont été exacerbés par des chocs climatiques, notamment des précipitations irrégulières et une sécheresse dévastatrice, qui serait la pire depuis 40 ans", peut-on lire dans le rapport.

Notant que l'Ethiopie était fortement tributaire de l'agriculture pluviale et des ressources naturelles, la mise à jour de l'analyse de la protection souligne que ce pays d'Afrique de l'Est figure parmi les pays les plus vulnérables au changement climatique.

Après trois saisons des pluies consécutives ratées depuis fin 2020, l'Ethiopie est désormais confrontée à l'une des sécheresses les plus graves d'Afrique de l'Est, avec plus de 8 millions de personnes touchées en avril 2022, indique le rapport.

Les communautés touchées par la sécheresse dans le sud et le sud-est du pays comprennent la région Somali, où plus de 3,5 millions de personnes ont été affectées. En Oromia, plus de 3,4 millions, dans la région des Nations, Nationalités et Peuples du Sud (SNNP), plus de 1,1 million, et dans la région du Sud-Ouest, plus de 200.000 personnes ont été touchées par la sécheresse, selon le rapport.

"Des risques pour la protection graves et complexes sont causés ou exacerbés par le conflit et la sécheresse", indique la mise à jour de l'analyse de la protection.

Le Cluster de protection globale a souligné que les conditions de vie des communautés touchées étaient négativement affectées à grande échelle en raison de la détérioration rapide des moyens de subsistance, des opportunités et des capacités, qui a été aggravée par un environnement sécuritaire volatile qui entrave l'effort humanitaire pour arrêter, ou au moins atténuer, les souffrances humaines qui en résultent.

Le rapport donne un aperçu du contexte actuel et met en évidence cinq risques pour la protection, à savoir les attaques contre les civils et les infrastructures civiles, les violences sexuelles liées au genre et au conflit, le déni de ressources, d'opportunités et de services, la séparation des familles et des enfants, ainsi que la privation de liberté.

Le rapport demande notamment une protection accrue des civils, l'ouverture d'une enquête sur toutes les allégations crédibles de violations graves des droits de l'homme et du droit humanitaire international, un accès humanitaire sûr et sans entrave, le renforcement de la coordination civilo-militaire et l'intensification des activités de surveillance de la protection et de recherche des familles.

Le gouvernement éthiopien a récemment demandé à la communauté internationale d'intensifier l'aide humanitaire alors que le pays d'Afrique de l'Est est confronté à des catastrophes naturelles et anthropiques.

Au début du mois, le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (UNOCHA) a également révélé que la sécheresse qui sévit en Ethiopie avait laissé plus de 7,2 millions de pasteurs et d'agro-pasteurs dans quatre régions du pays dans le besoin d'une aide alimentaire.

En plus de la sécheresse actuelle, l'UNOCHA a déclaré que plus de 9 millions de personnes avaient besoin d'une aide alimentaire dans le nord de l'Ethiopie touché par le conflit et qu'une aide alimentaire serait nécessaire tout au long de l'année 2022 dans cette partie du pays.

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Source: Agence de presse Xinhua
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