Envoyer [A A]

La confiance dans les vaccins chinois donne à des pays européens une avance dans la course mondiale à l'inoculation

French.china.org.cn | Mis à jour le 13. 04. 2021 | Mots clés : Europe,Chine,vaccins

"Je pense que les vaccins chinois sont bons pour tout le monde et c'est pourquoi nous leur faisons confiance. Nous soutenons la coopération de notre pays avec la Chine dans la lutte contre le COVID-19", assure la Serbe Jovanka Adamovic après avoir récemment reçu sa première dose d'un vaccin chinois dans le village de Rudna Glava (est).

A la mi-janvier, alors que la plupart des pays de l'Union européenne (UE) attendaient toujours le début du processus d'acquisition communautaire et les feux verts de l'Agence européenne des médicaments (EMA), les autorités de régulation serbes avaient déjà autorisé l'utilisation du vaccin chinois de Sinopharm.

Comme la Serbie, qui n'est pas membre de l'UE, d'autres pays du continent ont adopté les vaccins développés par la Chine pour stimuler des campagnes de vaccination entravées par une pénurie de vaccins, prenant des mesures prudentes pour assouplir les mesures de confinement en vue d'une reprise plus rapide.

UNE AIDE OPPORTUNE

Ainsi, outre la Serbie, la Hongrie et l'Ukraine ont elles aussi choisi d'importer des vaccins chinois.

L'Ukraine a terminé les études en laboratoire du vaccin CoronaVac, produit par Sinovac, et commence à distribuer le sérum à travers le pays, a annoncé lundi le ministre ukrainien de la Santé Maksym Stepanov sur sa page Facebook officielle.

La semaine dernière, le président serbe Aleksandar Vucic a reçu une injection du vaccin produit par Sinopharm devant la presse à Rudna Glava.

"Je tiens à remercier nos merveilleux personnels de santé pour tout ce qu'ils font pour notre peuple en Serbie et à remercier nos frères chinois", a écrit M. Vucic sur son compte Instagram avec une photo de sa vaccination.

De son côté, la Hongrie peut se vanter d'un taux de vaccination de premier plan parmi les pays de l'UE grâce aux vaccins chinois et russes, s'est félicité Zoltan Kovacs, porte-parole international du gouvernement hongrois. "Sans les vaccins chinois et russe, cela n'aurait pas été possible", a-t-il dit.

Le responsable a affirmé qu'à l'instar du chef de l'Etat Janos Ader et du Premier ministre Viktor Orban, il avait également reçu une dose de vaccin chinois.

"Les vaccins ne sont pas un sujet politique. Tous les vaccins fiables devraient être utilisés le plus tôt possible pour pouvoir lutter contre le coronavirus", a martelé M. Kovacs, en expliquant que c'est la raison pour laquelle la Hongrie a décidé de se tourner vers l'Orient.

UNE CONFIANCE DANS LES VACCINS CHINOIS

Le vaccin de Sinopharm contre le COVID-19 est devenu le premier vaccin chinois à recevoir une certification de bonne pratique de fabrication (BPF) dans un pays membre de l'UE, après que Budapest a confirmé cette semaine que sa qualité constante et élevée était appropriée pour l'usage prévu et conforme aux critères d'autorisation.

La Hongrie a commencé à l'utiliser fin février pour sa campagne nationale de vaccination. "Nous sommes le premier pays de l'Union européenne à utiliser le vaccin de Sinopharm", avait ainsi indiqué à Xinhua le secrétaire d'Etat auprès du ministère des Affaires étrangères et du Commerce extérieur, Tamas Menczer, lorsque son pays avait reçu livraison de ses premières doses.

Le Pr Miklos Rusvai, virologue à l'Académie des sciences de Hongrie, a expliqué à Xinhua que le vaccin de Sinopharm "est unique parmi les vaccins autorisés en Hongrie car il est le seul vaccin inactivé qui utilise l'intégralité du virus, avec toutes les protéines du coronavirus lui-même".

"C'est une méthode d'immunisation très bonne et très efficace", a-t-il affirmé, ajoutant que le vaccin "jouera un rôle significatif dans la lutte contre la pandémie".

Début avril, plus de 20% de la population adulte de Hongrie avait reçu au moins une dose de vaccin et le pays compte deux fois plus de personnes vaccinées que le reste de l'UE, selon divers médias.

En Serbie, Dragan Fudulovic, directeur du centre médical de Rudna Glava, s'est dit "satisfait du nombre de personnes qui se présentent à la vaccination, le vaccin chinois étant utilisé dans la plupart des cas". Sur les 4.500 personnes vaccinées, 3.600 ont reçu le vaccin chinois, a-t-il précisé.

"J'ai confiance dans le vaccin chinois", a confié à Xinhua Gabor Magyari, quelques minutes après avoir reçu une dose de CoronaVac à Budapest. "Je me fiche que le vaccin soit chinois, russe ou américain. Tant qu'il est bon pour ma santé, je suis heureux de le recevoir", a-t-il ajouté.

CONSTRUCTION D'UNE BARRIERE MONDIALE CONTRE LE VIRUS

D'après les chiffres officiels, la Chine fournit une aide vaccinale à 80 pays et trois organisations internationales, exporte des vaccins vers plus de 40 pays et coopère avec plus de 10 autres dans la recherche, le développement et la production de vaccins.

Lundi, le conseiller d'Etat et ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a assuré que la Chine continuerait de faire preuve de solidarité et d'aide mutuelle avec les autres pays et s'unirait à eux dans le but ultime de vaincre la pandémie de nouveau coronavirus.

Le monde a besoin de présenter un front uni face à la pandémie, notamment en ce qui concerne la vaccination, a expliqué à Xinhua la directrice de l'Institut de génétique moléculaire et de génie génétique de l'Université de Belgrade, Jelena Begovic.

Mme Begovic estime que "l'initiative de la Chine visant à réunir ces pays et bâtir une barrière, un champ de bataille pour vaincre cette pandémie", est une très bonne idée et que "c'est la seule solution si nous voulons remporter cette guerre".

S'exprimant sur l'usage généralisé de vaccins chinois dans son pays qui sont indisponibles dans d'autres régions d'Europe, le député serbe Zarko Obradovic a déclaré à Xinhua que "cela démontre la fermeture de l'Occident dans ses relations avec la Chine".

"L'Occident ne peut pas produire assez de vaccins pour commencer à vacciner sa population et il serait logique qu'ils essaient aussi d'acquérir une certaine quantité de vaccins auprès de la Chine", a-t-il commenté.

"Je dois dire que, malheureusement, le COVID est devenu une affaire de géopolitique et de relations réciproques. Ce qui distingue une nouvelle fois la Chine des autres pays, c'est son intention d'aider tout le monde sans autre objectif que celui d'offrir à tous un monde sûr et sain", a conclu M. Obradovic.

Suivez China.org.cn sur Twitter et Facebook pour rejoindre la conversation.
Source:Agence de presse Xinhua