Huawei : les avocats de Meng Wanzhou autorisés à plaider que les Etats-Unis ont induit en erreur le Canada

Par : Lisa |  Mots clés : Huawei,Canada
French.china.org.cn | Mis à jour le 30-10-2020

Une juge de la Cour suprême de la Colombie-Britannique a accepté jeudi de laisser les avocats de la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, poursuivre leur affirmation selon laquelle les Etats-Unis ont induit le Canada en erreur sur les fondements de l'affaire.

Dans une décision publiée en ligne jeudi, la juge en chef adjointe Heather Holmes de la cour a déclaré que "les allégations d'abus de procédure de Mme Meng en relation avec la conduite de l'Etat requérant semblaient crédibles".

Lors d'audiences passées devant le tribunal, les avocats de Mme Meng ont déclaré que les preuves étaient suffisamment solides pour prouver que les Etats-Unis avaient omis des éléments clés de l'affaire qui retiraient tout fondement aux allégations de fraude contre elle.

Dans sa décision, Mme Holmes a déclaré qu'elle autoriserait deux déclarations manquantes à être incluses comme preuves dans l'affaire d'extradition.

Mme Holmes a publié la décision alors que les avocats de Mme Meng rassemblaient des preuves liées au deuxième chef d'argumentation selon lequel il y aurait eu abus de procédure : l'affirmation selon laquelle ses droits avaient été violés au moment de son arrestation.

Mme Meng a été arrêtée le 1er décembre 2018 à l'aéroport international de Vancouver à la demande des Etats-Unis, qui demandaient son extradition pour fraude. Mme Meng et Huawei ont nié à plusieurs reprises tout acte répréhensible.

Lors d'audiences précédentes, les avocats de Mme Meng ont soutenu que les autorités canadiennes et américaines avaient commis un abus de procédure en interrogeant Mme Meng avant son arrestation.

Les avocats ont déclaré que les actes répréhensibles de la part des agents de la Gendarmerie royale du Canada et de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) qui ont détenu et arrêté Mme Meng signifiaient que les poursuites canadiennes ne devraient pas être en mesure de cacher certains détails de leurs plans à la vue du public.

Ils ont affirmé que les autorités américaines et canadiennes avaient conspiré pour violer ses droits au moment de son arrestation en demandant à l'ASFC de la détenir et de l'interroger sans avocat, et de saisir ses appareils électroniques.

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Source: Agence de presse Xinhua
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