France/attaque dans les Yvelines : l'assaillant avait le statut de réfugié et a revendiqué son acte (SYNTHESE)

Par : Lisa |  Mots clés : France-attaque terroriste
French.china.org.cn | Mis à jour le 18-10-2020

L'auteur présumé de l'attaque perpétrée contre un professeur d'histoire, vendredi soir à Conflans-Saint-Honorine dans les Yvelines, a revendiqué son acte à travers les réseaux sociaux, a expliqué samedi le procureur national antiterroriste, Jean-François Ricard.

L'assaillant, abattu le même jour par la police, est un Russe d'origine tchétchène âgé de 18 ans, qui bénéficiait d'un statut de réfugié en France. Il est inconnu des services de renseignements, et est porteur d'un titre de séjour délivré le 4 mars dernier, valable jusqu'en mars 2030, a dit le procureur lors d'un point de presse.

Selon les premiers témoignages, le terroriste s'est rendu vendredi dans l'après-midi, devant le collège de sa victime pour y solliciter des élèves afin de lui désigner cette dernière.

"Quelques temps après les faits un message de revendication avait été posté sur un compte Twitter (...) Les investigation confirment qu'il s'agit bien d'un compte appartenant à l'auteur des faits", a expliqué M. Ricard.

L'exploitation de son téléphone saisi à proximité de son corps a également permis de retrouver dans le bloc-notes, le texte de la revendication ainsi que la photographie de la victime décédée.

La victime, un professeur d'histoire et de géographie a été attaqué avec une arme blanche alors qu'il rentrait à son domicile après ses cours. "Il présentait de multiples plaies à la tête, aux membres supérieurs et à l'abdomen et avait été décapité", a précisé le procureur.

Quant au terroriste, il a été abattu de neuf balles par les policiers qu'il a tenté d'agresser. "Un couteau de type poignard, une arme de poing de type airsoft et cinq cartouches de gaz compatibles avec cette arme ont été saisis", a dit M. Ricard.

Au regard de ces éléments et compte tenu de la nature des faits, le contexte de l'organisation, du mode opératoire et de la revendication, le parquet national antiterroriste s'est saisi.

Il a ouvert une enquête de flagrance pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste, d'association de malfaiteur en vue de commettre des crimes d'atteinte aux personnes", a-t-il indiqué.

A l'origine de cette attaque terroriste, une caricature du prophète Mohamed. Selon premières investigations, tout est parti d'un débat organisé en début octobre sur la publication par Charlie Hebdo des caricatures de Mohamed, lors d'un cours dispensé par la victime sur la liberté d'expression.

"Le 7 octobre, le père de l'une des élèves publiait sur son compte Facebook un récit des faits faisant état de la diffusion d'une image du prophète nu, et un appel à la mobilisation contre l'enseignant en vue de son expulsion", a expliqué Jean-François Ricard.

Le lendemain 8 octobre le père de l'élève se rend au collège accompagné d'un individu pour exiger le renvoie du professeur. Et Il livre l'adresse de l'école dans une nouvelle vidéo et y désigne nommément le professeur, avant de déposer plainte au commissariat pour diffusion d'image pornographique, a indiqué le procureur.

Neuf personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. Parmi elles, l'entourage familial de l'auteur des faits et le parent d'élève auteur des vidéos et son accompagnateur. Les investigations se poursuivent, notamment pour établir l'implication des personnes en garde à vue, a dit le procureur.

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Source: Agence de presse Xinhua
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