Kenya : le judiciaire promet d'accélérer la résolution des conflits électoraux
Le judiciaire kenyan a promis jeudi d'accélérer le processus de résolution des conflits électoraux qui pourraient émerger des élections du 8 août.
Le juge en chef, David Maraga, a déclaré aux journalistes à Nairobi que la Constitution autorise le judiciaire à résoudre les conflits électoraux et à établir les lignes directrices qui les détermineront.
"Je permettrai, si nécessaire, à nos agents judiciaires de travailler en dehors des heures officielles, la nuit et les week-ends, pour faire en sorte de maintenir les lignes directrices constitutionnelles sans compromettre la qualité des jugements", a expliqué M. Maraga lors du lancement du "cahier d'audience" sur la résolution des conflits électoraux.
Ce cahier d'audience servira de référence rapide aux juges et au personnel judiciaire sur les questions juridiques, procédurières et administratives qui émergent fréquemment pendant la résolution des conflits électoraux.
Lors des dernières élections générales en 2013, le judiciaire avait géré 188 plaintes.
M. Maraga pense que plus de plaintes électorales seront déposées auprès du tribunal après les élections de 2017 car 14.523 candidats s'y présentent.
M. Maraga, président de la Cour suprême, a mis en place des arrangements préparatoires pour la résolution des conflits électoraux qui émergeront de ces élections.
"Tous les juges et magistrats qui gèreront les conflits électoraux ont suivi une formation intensive de perfectionnement", a-t-il ajouté.
"(Cette formation) était nécessaire étant donné les changements opérés dans les lois électorales depuis 2013, et les fossés observés pendant les plaintes de 2013 ainsi que la révision de la jurisprudence sur la résolution des conflits électoraux liée aux plaintes de 2013", a-t-il expliqué.
Le haut magistrat a par ailleurs appelé le pays à ne jamais oublier la crise que le Kenya a connue après les élections de 2007.
"Ces épouvantables événements nous rappelleront toujours que lorsque des conflits électoraux sont placés entre les mains de processus non-judiciaire, les kenyans en paient un prix élevé", a-t-il ajouté. F
| Les dernières réactions Nombre total de réactions: 0 |
|
Sans commentaire.
|
| Voir les commentaires |









