La police kenyane recherche un conducteur sur des allégations de trafic d'êtres humains
French.china.org.cn | Mis à jour le 03-08-2017
Des agents de la police kenyane dans le comté de Makueni à l'est du Kenya ont lancé une chasse à l'homme pour le conducteur qui a été impliqué dans un accident mortel dimanche et fait partie d'une organisation de trafic d'êtres humains.
La police a déclaré mercredi que Daniel Kaniu Kabusho a été impliqué dans un accident qui a conduit à la mort d'un ressortissant éthiopien tandis que deux autres personnes ont été grièvement blessées.
"Deux autres passagers éthiopiens à bord du véhicule ont été gravement blessés et sont actuellement hospitalisés. Les étrangers ont été victimes de trafic d'être humains et transportés de Nairobi vers la Tanzanie par la frontière de Taveta", a déclaré la police dans un communiqué.
M. Kabusho s'est évadé de la scène et est toujours introuvable. Les étrangers ont affirmé à la police qu'ils étaient illégalement transportés de Nairobi vers la Tanzanie à travers la frontière de Taveta.
La police chargé du dossier a révélé que M. Kabusho est un passeur d'êtres humains avec un casier judiciaire négatif.
Il a été arrêté en mars 2016 dans le comté de Machakos lors qu'il transportait douze migrants clandestins d'origine éthiopienne.
"Alors que l'affaire était en cours, M. Kabusho a été libéré sous caution. Les détails de son histoire criminelle ont été partagés avec l'Agence de recouvrement des biens, et on pensait que le véhicule utilisé pour transporter les étrangers allait être saisi comme un accessoire de crime", a déclaré la police.
"Curieusement, la police a relâché le véhicule malheureux à M. Kabusho, lui permettant de continuer à s'engager dans le trafic humain", a observé la police.
Le trafic d'immigrants clandestins au Kenya demeure un grand défi de sécurité pour les organismes d'application de la loi.
Bien que les implications de ce vice ne soient pas évidentes à leur juste valeur, le Kenya continue d'être mal classé dans le Rapport mondial sur la traite des personnes, en tant que pays surveillé pour son rôle (actif et passif) dans la traite des êtres humains.
Les agents de la police et de l'immigration ont dénoncé des cas accrus de trafic d'êtres humains dans lesquels des étrangers éthiopiens sont interpellés dans le pays alors qu'ils étaient en transit vers la Tanzanie ou l'Afrique du Sud.
Des cas de trafic d'êtres humains sont en hausse dans la région, et des centaines de jeunes Ethiopiens se sont rendus en Afrique du Sud via le Kenya pour chercher des emplois.
Cependant, la majorité d'entre eux ne peuvent communiquer en anglais. Ce qui est curieux, c'est la façon dont les immigrants parviennent à échapper à de nombreux postes de contrôle routiers de la police, montés à partir de la frontière de Moyale, près de l'Ethiopie, par où ils passent pour aller à Nairobi.
Il y a plus de 20 postes de contrôle routiers sur le tronçon, ce qui met en question la capacité des agents de sécurité pour dompter la pratique au milieu des plaintes de corruption dans le secteur de la sécurité. F
| Les dernières réactions Nombre total de réactions: 0 |
|
Sans commentaire.
|
| Voir les commentaires |









