La RDC se dit confiante des soutiens des chefs d'Etats africains contre les sanctions occidentales
Le ministre congolais des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu s'est montré rassurant quant aux soutiens des chefs d'Etats africains réunis au 29e sommet de l'Union africaine (UA) contre les mesures des sanctions prises récemment par l'UE et les Etats-Unis contre plusieurs personnalités du gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC).
Selon M. Okitundu, la RDC a présenté sa situation sur terrain et plus particulièrement sur les mesures des sanctions de l'UE et des Etats-Unis à l'égard de ses ressortissants, et attend ce mardi que les chefs d'Etats se prononcent sur cette situation.
"Nous avons présenté la situation de notre pays d'une manière générale devant les chefs d'Etats et membres de l'organisation de l'UA ici à Addis-Abeba et nous sommes confiants d'un soutien des leaders du continent contre cette mesure illégale des sanctions de l'UE et des Etats-Unis contrent nos concitoyens", a déclaré le ministre congolais à Xinhua juste après l'ouverture du sommet.
Il y a quelques semaines, plusieurs membres de l'UA ont dénoncé les mesures des sanctions européennes et américaines contre quelques personnalités de la RDC, dont certaines sont dans l'actuel gouvernement, suite à leurs implications dans la crise politique qui prévaut dans le pays depuis l'année dernière.
Lors de son discours d'ouverture, Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l'UA qui a présenté la situation sécuritaire du continent, a exprimé l'inquiétude sur la situation politique de la RDC.
Depuis l'annonce de cette sanction contre la RDC, le président de la Commission de l'UA a dénoncé cette mesure qui selon lui, risque d'aggraver la situation politique déjà fragile dans le pays.
Le président congolais Joseph Kabila qui séjourne lui-même à Addis-Abeba pour prendre part à ce 29ème sommet, bénéficie des soutiens de plusieurs chefs d'Etats africains, dont l'Afrique du Sud, le Zimbabwe, l'Egypte et autres, qui qualifient cette sanction comme de l'impérialisme et d'ingérence dans les affaires internes d'un Etat.
La crise engendrée par la non-tenue des élections l'année passée a fait plonger le pays dans une crise politique qui divise profondément la société congolaise.
L'UA a nommé l'année dernière un émissaire Edem Kodjo à la demande du président congolais Joseph Kabila, pour conduire un dialogue entre les acteurs politiques. Faute d'exclusivité au premier dialogue, le président Kabila a donné mandat aux évêques catholiques pour conduire un deuxième dialogue, qui n'a pas résolu totalement la crise au sein de la classe politique, dont une partie radicale accuse le président de vouloir rester au pouvoir après la fin du mandat.
L'ONU a une fois de plus appelé au début de la semaine, l'application intégrale de l'accord signé sous les auspices des évêques catholiques pour permettre à une sortie de crise capable d'amener les peuples congolais aux élections prévues en fin cette année.
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