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Robert Lacombe, conseiller de coopération et d'action culturelle de l'ambassade de France en Chine et directeur de l'Institut français de Chine (Crédit photo : Liang Chen/China.org.cn)
Chaque année, 11 000 étudiants chinois choisissent de faire leurs études en France. Il y a actuellement près de 40 000 étudiants qui suivent un cursus sur le territoire français. En 2014, les gouvernements chinois et français ont exprimé leur volonté d'atteindre les 50 000 étudiants chinois en France en 2020. Une « fièvre » sans précédent qui pousse les étudiants chinois vers la France a enfin été constatée en Chine.
« Dans le classement mondial des universités, la France est extrêmement bien placée. La France est au 4e rang mondial selon le classement du Times Higher Education. On ne va pas simplement étudier en France parce qu'on trouve que la France, c'est beau ou sympa. On va étudier en France parce qu'on pense que le diplôme qu'on y aura reçu va nous servir dans le monde du travail et va nous permettre de décrocher plus facilement un emploi qui correspond à nos aspirations ou nos ambitions. Et étudier en France en français est un atout de plus dans la mondialisation, grâce à cette langue qui est de mieux en mieux parlée dans le monde », a souligné Robert Lacombe, conseiller de coopération et d'action culturelle de l'ambassade de France en Chine et directeur de l'Institut français de Chine, lors d'une interview exclusive accordée à China.org le 1er avril à Beijing, où s'est tenu le premier Salon Immersion France, qui a pour objectif de présenter aux étudiants chinois les programmes de séjours linguistiques en immersion en France.
Ces dernières années, le gouvernement français a fait beaucoup d'efforts pour renforcer l'attractivité de la France pour tous les étudiants du monde, et en particulier pour les Chinois. Plusieurs mesures qui sont au cœur de la stratégie d'attractivité ont été mises en place.
« Tous les étudiants ont désormais accès à un titre pluriannuel de séjour après un an de séjour en France. Et tous les étudiants diplômés en Master ou en Master of Science peuvent, s'ils le souhaitent, rester travailler en France quand ils obtiennent leur diplôme. Pour tous ceux qui rentrent en Chine, et c'est quand même la majorité, ils reçoivent tout de même un visa de circulation de 5 ans en France. De plus, des événements organisés régulièrement par le Club France Alumni en Chine leur permettent de garder un lien fort avec la France », a indiqué M. Lacombe.
La question de l'emploi est la priorité N°1 des étudiants en Chine. Selon des statistiques du Conseil des affaires de l'Etat de la Chine, 15 millions de jeunes chinois arrivent chaque année sur le marché du travail, mais seulement 30% des jeunes diplômés de l'enseignement supérieur sont satisfaits de leur insertion dans le marché du travail.
« Selon un sondage que nous avons lu récemment du classement Trendance, paru dans le Times Higer Education, la France occupe la deuxième place derrière les Etats-Unis pour les établissements les plus prisés par les étudiants chinois concernant l'insertion dans le marché du travail. Et puis on a des statistiques officielles chinoises de l'insertion professionnelle en France, qui montrent que 90% de diplômés d'une Licence ou d'un Master trouve un emploi dans les 3 mois de leur ‘diplômation', et que 50% des diplômés d'écoles d'ingénieurs ou de management signent un contrat de travail avant même la fin de leurs études », a-t-il ajouté.
Avant la tournée de printemps des établissements d'enseignement supérieur français, qui s'est déroulée du 25 mars au 9 avril en Chine, M. Lacombe a effectué une visite fructueuse dans le Dongbei (le nord-est de la Chine) et a rencontré de nombreux établissements d'enseignement supérieur, dont le Jilin Animation Institute à Changchun et l'Université du Nord-est à Shenyang. « Le Dongbei est une région très riche en universités. La coopération universitaire entre la France et la région chinoise du Dongbei est multidimensionnelle, que ce soit dans le domaine audiovisuel, des arts et des humanités, mais aussi dans des domaines très techniques comme la construction civile ou l'ingénierie, et puis évidemment dans les écoles de commerce. »
| Source: french.china.org.cn | ![]() |
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