Affaire Fillon : après Bruno Le Maire et l'UDI, les proches d'Alain Juppé quittent la campagne

Par : Lisa |  Mots clés : France, présidentielle
French.china.org.cn | Mis à jour le 03-03-2017
Affaire Fillon : après Bruno Le Maire et l'UDI, les proches d'Alain Juppé quittent la campagne

Suite à l'annonce de la démission de Bruno Le Maire et la suspension de la participation du parti centriste UDI à la campagne présidentielle de François Fillon, plusieurs proches d'Alain Juppé se retirent de la campagne, ont rapporté ce jeudi plusieurs médias français.

Trois soutiens du maire de Bordeaux, Benoist Apparu, député-maire de Châlons-en-Champagne, Christophe Béchu, sénateur-maire d'Angers et Edouard Philippe, député-maire du Havre, qui s'étaient ralliés à François Fillon suite à sa victoire à la primaire de la droite et du centre, ont fait part de leur position dans un communiqué ce jeudi : "la tournure que prend aujourd'hui la campagne nous paraît incompatible avec notre façon d'envisager l'engagement politique (...) ne pouvant plus soutenir le candidat, nous nous retirons de sa campagne" ont-ils déclaré.

Plusieurs salariés de l'équipe de campagne de François Fillon ont également démissionné, dont son directeur adjoint Vincent Leroux, et son trésorier Gilles Boyer, mais aussi des élus comme Fabienne Keller, sénatrice-maire de Strasbourg et ex-porte-parole d'Alain Juppé.

L'ancien Premier ministre français, Dominique de Villepin, a vivement critiqué le choix de François Fillon qui "emporte son camp dans une course vers l'abîme" dans une tribune publiée ce jeudi sur le site du Figaro. A propos de l'appel au rassemblement dimanche prochain au Trocadéro à Paris, lancé par François Fillon, Dominique de Villepin met en garde : "Attaquer les juges - quels que soient les défauts de la justice dans notre pays -, c'est nécessairement fragiliser l'État de droit" a-t-il indiqué, ajoutant qu'en "appeler à la rue contre la magistrature, c'est aussi dangereux qu'irresponsable".

Une position qui fait écho à la déclaration du chef de l'Etat français, faite ce jeudi lors d'un déplacement en Corse : "Il ne peut pas y avoir de manifestation dans notre pays qui puisse mettre en cause les institutions, la justice" a-t-il prévenu.

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Source: Agence de presse Xinhua
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