La nouvelle chasse aux fugitifs à l'étranger démontre la résolution anti-corruption de la Chine (PAPIER GENERAL)

Par : Norbert |  Mots clés : Chine, anti, corruption
French.china.org.cn | Mis à jour le 02-04-2015

La Chine a décidé fin mars de lancer une opération baptisée "Sky Net", mettant en commun les ressources de plusieurs départements du gouvernement et du parti afin de chasser les officiels corrompus qui ont fui à l'étranger.

Ce sera une autre campagne majeure en vue d'arrêter les suspects fugitifs impliqués dans les infractions économiques faisant suite à la campagne "Fox Hunt (chasse au renard) 2014".

A partir du 1er avril, les départements compétents déploieront des efforts conjoints pour capturer les officiels corrompus, assainir les certificats illégaux, détruire les banques clandestines, récupérer les biens impliqués dans les affaires criminelles et persuader les suspects fugitifs de retourner au pays, selon une réunion du groupe de coordination anti-corruption des autorités centrales.

L'action prompte et la ferme résolution de la Chine dans la lutte anti-corruption ont été applaudies par des experts et des officiels nationaux et internationaux, qui ont exprimé leur confiance dans le fait que son réseau international de lutte contre la corruption s'améliorera sans cesse malgré les barrières existantes dans la coopération judiciaire internationale.

LA RESOLUTION DE LA CHINE

Ces dernières années, la Chine a enregistré de grands progrès dans sa chasse aux officiels corrompus ayant fui à l'étranger.

Dans un rapport présenté par le procureur général Cao Jianming sur l'activité du Parquet populaire suprême (PPS) en 2014, M. Cao a indiqué que 749 suspects de corruption avaient été capturés en Chine et à l'étranger l'année dernière, dont 49 suspects, répartis dans 17 pays tels que les Etats-Unis ou le Canada, avaient été rapatriés ou persuadés de se rendre.

"Nous allons promouvoir activement nos efforts pour faire rapatrier les suspects fugitifs et récupérer leurs recettes illégales en matière de corruption", a déclaré le procureur général en présentant les priorités du PPS en 2015.

"Les corrompus ne seront jamais autorisés à échapper à la loi", a-t-il martelé.

Le juge en chef Zhou Qiang a également déclaré que la Cour populaire suprême (CPS) participera activement au rapatriement des suspects fugitifs et à la récupération des avoirs.

"Les pays étrangers ne doivent pas devenir un refuge pour les corrompus qui tentent d'échapper à la justice", a-t-il noté.

Huang Feng, directeur de l'Institut international de recherches sur la loi criminelle de l'Ecole normale de Beijing, a estimé que le gouvernement chinois attache maintenant une importance sans précédent à la coopération internationale dans la lutte anti-corruption, et que le lancement d'une série d'opérations a démontré sa ferme volonté politique de renforcer les efforts pour chasser les fugitifs se trouvant à l'étranger et de promouvoir la coordination judiciaire internationale.

Stephen Perry, président du 48 Group Club basé au Royaume-Uni, a noté que la Chine a mis en place une série d'actions sérieuses ces deux dernières années pour s'attaquer à la corruption et au crime économiques.

"L'activité au cours des deux dernières années et demie aura rassuré le peuple que la bonne approche et les bonnes valeurs sont en place", a-t-il estimé.

Selon lui, les dirigeants chinois "ne cesseront pas avant que les officiels désintéressés ne prennent l'ascendant de nouveau, et que les hommes d'affaires (...) acceptent que la richesse qu'ils créent provient du peuple et doit être utilisée en quantité suffisante pour lui offrir une justice sociale".

COOPERATION PLANETAIRE

Sur un fond de mondialisation, aucun pays ne peut résoudre seul le problème de la corruption. Les pays du monde entier coopèrent davantage afin d'éliminer les refuges pour les corrompus. Une tendance qui s'avère inévitable et irrésistible.

Sanguan Lewmanomont, président de la Thailande-China Law Society, a indiqué que la lutte contre la corruption ne se limite plus aux affaires intérieures d'un pays, à un moment où les pays sont plus interdépendants et leurs intérêts plus étroitement imbriqués.

"Cela exige des efforts coordonnés des pays à travers le monde. En travaillant ensemble, plus de fonctionnaires corrompus peuvent être traduits en justice", a déclaré M. Lewmanomont.

"En fin de compte, ceux qui abusent de leur poste pour accumuler frauduleusement des richesses sont passibles d'être poursuivis en justice où qu'ils aillent (...) Les pays doivent se soutenir les uns les autres dans le traitement de ces questions pour ne pas fournir de refuges aux criminels suspects", a souligné M. Perry, en faisant écho aux propos de M. Lewmanomont.

La réunion de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (APEC) tenue à Beijing fin 2014 a abouti à la Déclaration de Beijing sur la lutte contre la corruption, les membres du bloc s'engageant à éliminer la corruption via l'extradition, l'assistance judiciaire et des mesures juridiques plus souples.

Les mécanismes de coopération ont maintenant commencé à porter leurs fruits. En 2014, la Chine a bouclé dix négociations sur les traités d'extradition et les traités judiciaires administratifs.

En novembre 2014, la Chine avait conclu 39 traités d'extradition et 52 traités d'assistance judiciaire pénale avec d'autres pays, parmi lesquels 29 traités d'extradition et 46 traités d'assistance judiciaire pénale ont déjà été mis en vigueur.

Parallèlement, la coopération qu'entreprend la Chine avec les Etats-Unis, le Canada et l'Australie, les trois principales destinations préférées des fonctionnaires corrompus chinois en fuite, a également connu des progrès.

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Source: Agence de presse Xinhua
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