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Le partenariat avec la Chine est
désormais "au coeur de l'action extérieure de la France", parce que
"chacun sait que c'est en Chine que se joue une large part de
l'avenir du monde", a déclaré lundi 23 octobre le président
français Jacques Chirac dans une interview accordée lundi à
Xinhua.
"La Chine sait aussi qu'elle
trouvera toujours en France des interlocuteurs indépendants
désireux de travailler avec elle à un monde d'équilibre. Des
interlocuteurs prêts à lui apporter les technologies dont elle a
besoin pour son développement", a souligné le président Chirac, qui
effectuera une visite d'Etat du 25 au 28 octobre en Chine.
Le partenariat entre la France et la
Chine, c'est d'abord l'esprit de "responsabilité collective" dans
le cadre du " partenariat stratégique globale", notamment sur la
scène internationale, a affirmé le président français, qui a salué
à cet égard, l'engagement de la Chine dans la FINUL renforcée au
Liban.
"Dans le même esprit, je crois que
le partenariat entre la Chine et l'Europe a vocation à se
renforcer, car il n'y a pas entre nous de rivalités de puissance,
mais des intérêts communs", a-t-il noté. Le dernier sommet
UE-Chine, à Helsinki, a permis de lancer les négociations en vue
d'un accord global de partenariat et de coopération. C'est un pas
important, selon lui.
"Jamais dans la longue histoire de
nos relations, nos liens n'ont été aussi denses et aussi confiants.
Les contacts de haut niveau entre les dirigeants de nos deux pays
n'ont jamais été aussi fréquents. Nos relations commerciales se
développent. Nos échanges commerciaux bilatéraux ont pratiquement
doublé depuis 2000", a souligné M. Chirac.
Il a affirmé que la France veut
également établir avec la Chine de véritables partenariats
industriels stratégiques, dans les domaines où la France dispose
d'une expérience inégalée, tels que l'aéronautique, l'énergie
nucléaire, les transports ferroviaires, les télécommunications, les
services financiers, l'agro- alimentaire, l'environnement. Il a
néanmoins déploré la faiblesse des parts françaises dans le marché
chinois et par conséquent le caractère "trop déséquilibré" des
échanges commerciaux entre les deux pays.
xinhuanet 2006/10/24
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