Le sommet du Groupe des huis pays les plus industrialisés du monde (G8), à savoir l'Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, le Japon et la Russie, doit s'ouvrir mercredi soir 6 juin à Heiligendamm dans le nord de l'Allemagne, sous la présidence allemande.
En plus des chefs d'Etat ou de gouvernement des huit pays, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso doivent être également présents au sommet de trois jours.
Au cours de leur sommet ayant pour thème "croissance et responsabilité", les dirigeants du G8 aborderont notamment le changement climatique, le système de défense anti-missile américain en Europe Orientale, les Hedge Funds, le développement de l'Afrique et la sécurité régionale.
L'Allemagne appelle à prendre des mesures pour limiter le changement de la température globale à deux degrés Celsius dans ce siècle et pour réduire les émissions de CO2 de 50% d'ici 2050 par rapport à 1990.
Cependant, les Etats-Unis, le plus grand producteur de gaz à effet de serre, ont exprimé leur "opposition fondamentale" à la proposition de l'Allemagne. Jeudi dernier, le président américain George W. Bush a annoncé un plan séparé, appelant les 15 plus grands pays producteurs de gaz à effet de serre à fixer un objectif mondial pour réduire les gaz à effet de serre d'ici fin 2008.
Pour l'Allemagne, l'initiative des Etats-Unis représente un changement positif par rapport à leur position antérieure, mais le porte-parole du gouvernement Ulrich Wilhelm a reconnu que les discussions à Heiligendamm risqueraient d'être "difficiles et très intenses".
Il semble que les Etats-Unis et l'Allemagne ont échoué à se mettre d'accord sur des objectifs fixés dans la lutte contre le réchauffement global durant leurs entretiens tenus avant le sommet du G8, a rapporté mercredi l'Agence de presse allemande DPA.
Le système de défense anti-missile américain en Europe orientale est un autre thème à l'ordre du jour du sommet. Le président russe Vladimir Poutine a récemment menacé de prendre des mesures de représailles, dont le réexamen de nouveaux objectifs pour les armes nucléaires, si les Etats-Unis poursuivent son plan de déploiement du système.
La Russie a accusé Washington de développer une nouvelle course aux armements, sur laquelle Washington a fait un démenti.
Agence de presse Xinhua 2007/06/07
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