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"Ni Hao (bonjour en chinois),
docteur chinois !" C'est par ces mots un habitant de Yaoundé salue
Wen Hong, un médecin chinois, dans son passage à son cabinet.
"Cette simple salutation mélangée de
chinois et de français en dit long pour nous", affirme le docteur
Wen, membre de l'équipe médicale chinoise installée dans la
capitale camerounaise.
"Nous nous sentons très respectés",
explique ce médecin quinquagénaire, au regard rassurant, qui s'est
rendu célèbre au Cameroun pour avoir soigné nombre de malades et
surtout une habitante du royaume des Bamouns, Rabiato Njoya, à
moitié paralysée pendant de longs mois par une crise
d'apoplexie.
Après cinq séances d'acupuncture et
pas plus, effectuées par ce spécialiste chinois, la jeune femme qui
avait perdu tout espoir, a pu faire quelques pas à l'aide de ses
béquilles. Comme par enchantement, elle a même réussi à marmonner
quelques mots !
"Incroyable!", s'exclame la mère de
Njoya, elle même une infirmière de formation. "En tant que
médecins, nous connaissons la gravité de la maladie dont souffre
Rabiato. Mais le docteur chinois a créé un miracle",
répète-t-elle.
"En effet, les soins prodigués à ma
fille par une clinique française n'ont pas donné de résultats
escomptés. Alors j'ai pensé à essayer avec la médecine
traditionnelle chinoise. A l'Hôpital gynéco-obstétrique et
pédiatrique de Yaoundé, Dr. Wen a pris Rabiato en charge et l'effet
ne s'est pas fait attendre", rappelle la mère, au comble de sa
satisfaction.
"Ce n'est pourtant pas un miracle.
C'est la médecine traditionnelle chinoise qui joue son rôle",
souligne Dr. Wen, le désormais "magicien chinois".
Il s'agit du troisième séjour de Dr.
Wen au Cameroun. Venu pour la première fois dans ce pays d'Afrique
centrale en 1996, il a été appelé au service médical du président
Paul Biya.
En 1998, à peine un an après son
retour en Chine, Dr. Wen a été de nouveau rappelé au Cameroun par
le chef de l'Etat camerounais, qui l'a surnommé "l'homme aux mains
de fée".
Dr. Wen est parmi les 44 mé decins
chinois en poste dans trois principaux hôpitaux du Cameroun :
l'Hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Yaoundé, l'Hôpital
de district de Mbalmayo ( province du Centre) et l'Hôpital de
district de Guider (à un millier de km de au nord de Yaoundé).
Les expertises et le
professionnalisme des médecins chinois ont fortement impressionné
nombre de patients camerounais qui en ont bénéficié.
En mai 2003, une Camerounaise,
stérile pendant des années, a fini par accoucher grâce aux soins
dispensés pendant quelques mois par le docteur Duan Ruiying. Le
ménage couple camerounais était tellement ému et reconnaissant
qu'il a baptisé son bébé de "Duan China".
Dans la salle de réunion à
"l'Hôpital femmes et enfants" de Yaoundé, sur la nappe d'un bureau
sont imprimées des photos de médecins chinois accompagnées des
écritures en anglais et en français : Exemple de la coopération
sino-camerounaise.
Cette nappe de table est
spécialement fabriquée pour rendre hommage aux médecins chinois qui
ont travaillé dans l'hôpital, explique Pr. Doh Anderson Sama, le
directeur de cet établissement.
"Sans les efforts assidus des
médecins chinois, notre hôpital n'aurait pas atteint son niveau
d'aujourd'hui", reconnaît Pr. Sama, qui souhaite retenir à jamais
tous les Chinois dans son hôpital.
La première équipe médicale chinoise
arriva au Cameroun en 1975. Jusqu'à présent, un total de 413
médecins chinois ont été envoyés, en 13 équipes, par le
gouvernement chinois dans ce pays connu sous le nom d'"Afrique en
miniature".
Pour leurs contributions spéciales,
29 d'entre eux ont été élevés au rang des chavaliers de l'Ordre
national du Mérite par décret présidentiel. (Par LU Yao et LI
Ming)
xinhuanet 2006/10/22
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