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Le festival du film français, en
cours tout au long du mois de mars à la cinémathèque chinoise de
Beijing, est une occasion rare pour le public chinois de se
confronter aux nombreux films d'auteurs français.
A la différence des grosses
productions américaines dont la diffusion est autorisée par le
gouvernement chinois, les films français sont plus souvent des
films dits "d'auteurs", ce qui a tendance à créer des oeuvres
beaucoup plus personnelles.
La beauté et l'étrangeté des films
français demandent une certaine patience de la part de
l'audience.
"J'aime les films français, ils sont
à l'opposé des films hollywoodiens à effets spéciaux," a expliqué
un ingénieur aux cheveux grisonnants, qui s'est endormi lors d'une
des projections de films français, mais en ajoutant que ces
derniers pouvaient par ailleurs être un peu soporifiques."
En fait, lors de l'ouverture du
festival avec la diffusion de Jacquot de Nantes, le chef d'oeuvre
du metteur en scène Agnès Varda, une bonne partie de l'audience
s'est assoupie.
Les 41 films sélectionnés par les
organisateurs sont tous très prisés par les critiques, mais
nombreux sont obscures, en particulier pour le public chinois.
"L'industrie mondiale du film
souffre d'amnésie d'images visuelles," a expliqué Serge Toubiana,
directeur de la cinémathèque française, "nous essayons de redonner
goût au cinéma dans son sens traditionnel, de retourner en
arrière."
Ceci est d'autant plus significatif
pour les cinéphiles chinois, alors que l'industrie
cinématographique de la Chine remonte à plus de 100 ans, et possède
elle aussi de nombreuses mémoires.
xinhuanet 2005/03/08
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