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Le modèle de Beijing pourrait aider Urumqi à freiner l'épidémie en 6 semaines (experts)

French.china.org.cn | Mis à jour le 20. 07. 2020 | Mots clés : COVID -19, Urumqi


Plus d'un mois après le début d’une nouvelle flambée de cas de COVID-19 à Beijing, les responsables et les experts qui ont participé au point de presse anti-épidémique de la capitale ont de nouveau pu enlever leurs masques, annonçant que Beijing rétrograderait sa réponse d'urgence au COVID-19 du niveau 2 au niveau 3 à partir de lundi, alors qu’aucun nouveau cas confirmé de COVID -19 n’a été signalé depuis environ deux semaines, soit la période d'incubation du virus.


Selon des observateurs, l'approche de Beijing, qui a efficacement contrôlé la propagation de la dernière flambée épidémique en 40 jours, est particulièrement précieuse pour d'autres villes chinoises – telles qu’Urumqi, dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang (nord-ouest), ou encore la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong, qui voient une nouvelle résurgence de cas de COVID-19 – ainsi que pour tout endroit touché par une hausse sporadique de l’épidémie ailleurs dans le pays.

Urumqi a signalé 30 nouveaux cas confirmés samedi et est entrée en « mode guerre » dans la prévention et le contrôle de l'épidémie. Toutes sortes de rassemblements et d'activités publiques ont été suspendues et les communautés résidentielles ont débuté la mise en œuvre d’une gestion fermée.

Hong Kong a été témoin d'un nombre record de nouveaux cas de COVID-19 dimanche avec plus de 100 cas enregistrés, le total des cas confirmés dans la ville dépassant le nombre de cas de SRAS en 2003.

Yang Zhanqiu, directeur adjoint du département de biologie des agents pathogènes de l'Université de Wuhan, a déclaré au Global Times que la clé pour apprendre de l'approche anti-épidémique de Beijing est de trouver l'origine du virus qui a causé la dernière flambée de cas. Beijing a rapidement appliqué une gestion stricte dans les zones proches du marché de gros de Xinfadi.

Étant donné que l'origine de la dernière flambée de cas est encore inconnue, les tactiques prudentes mises en place par Urumqi sont appropriées. Cependant, l'approche de Beijing a mis l'accent sur aucune réaction excessive, mais s'est appuyée sur des mesures de détection, d'observation et d'isolement pour les contacts étroits, ce qui vaut également la peine d'être étudié, a indiqué M. Yang.

Urumqi est en train de mener des enquêtes épidémiologiques complètes et procède à une désinfection approfondie dans des zones clés pour éliminer les sources d'infection virale.

Dimanche après-midi, toutes les personnes mises en quarantaine avaient subi des tests de COVID-19 et les cas nouvellement confirmés et asymptomatiques faisaient également partie de ceux mis en quarantaine, a fait savoir dimanche le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) d’Urumqi lors d'une conférence de presse.

Wang Peiyu, directeur adjoint de l'École de santé publique de l'Université de Pékin, a déclaré dimanche au Global Times que « l'approche de Beijing » est un modèle pour d'autres villes chinoises afin de faire face à une épidémie locale soudaine, et constitue un moyen faisable et efficace de contenir la nouvelle résurgence dans les six semaines ainsi que les flambées sporadiques à l'avenir.

L'« approche de Beijing », selon M. Wang, signifie la mise en œuvre de mesures de manière précise et normale, plutôt qu'un verrouillage complet comme on a pu le voir au début de l'épidémie à Wuhan ou à Suifenhe.

Pour être précis, les autorités sanitaires d’Urumqi ont divisé la ville en différentes zones à risque de différents niveaux et ont effectué des tests d'acides nucléiques approfondis et à grande échelle pour les foyers d’infection clés et les personnes dans les zones à haut risque, a expliqué M. Wang, notant que cela signifie que la vie et le travail des gens dans les zones à faible risque n'ont pas été fortement affectées.

Selon lui, il y a trois critères très importants lorsque l’on met en pratique l'approche de Beijing : la détection précoce du cas et du lieu où l’épidémie a débuté; la recherche des contacts étroits et une enquête épidémiologique à grande échelle; et une gestion multicouche au niveau des risques.

Les deux experts ont indiqué estimer que « l'approche de Beijing » comprend toujours des mesures de prévention normales, dont l'hygiène personnelle et la sensibilisation à la détection précoce et à la notification des autorités.

Selon le gouvernement municipal de Beijing, au niveau 3 de réponse d’urgence, Beijing maintiendra des restrictions de capacité de visiteurs de 50% dans les attractions touristiques, les musées, les salles de sport et les bibliothèques. Les expositions, événements sportifs et autres activités reprendront progressivement. Les espaces souterrains sombres et humides avec une mauvaise ventilation ne seront plus utilisés comme lieux d'affaires et commerciaux.

Beijing appliquera strictement les mesures de prévention et de contrôle dans les marchés alimentaires, les restaurants, les chantiers de construction, les usines et autres sites clés, et mettra en place un système de surveillance de la santé environnementale sur les marchés alimentaires ainsi qu’un système de signalement des symptômes des employés, ont déclaré des responsables du gouvernement municipal.

Beijing n'a signalé aucun nouveau cas confirmés pendant 13 jours consécutifs depuis la dernière flambée de cas liée au marché alimentaire de Xinfadi, qui a éclaté le 11 juin. Du 11 juin au 18 juillet, un total de 335 cas locaux confirmés ont été signalés à Beijing, dont 132 encore à l’hôpital et 203 guéris, selon la Commission municipale de la santé de Beijing.

Coordination sur le plan national de la prévention et du contrôle de l'épidémie


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Source:french.china.org.cn