La green card chinoise évolue

Par : Laura |  Mots clés : green card chinoise ,résidence permanente,carte verte
French.china.org.cn | Mis à jour le 22-02-2016

La green card chinoise évolue


Le permis de résidence permanente, aussi connue sous le nom de « green card » ou « carte verte », a la réputation d'être particulièrement difficile à obtenir en Chine. Par ailleurs, nombreux sont ceux qui pensent que son utilité est limitée ; qu'en dehors du fait d'être un visa à long-terme, il n'est utile que pour l'ouverture de comptes en banque ou l'achat de billets de train.

La green card chinoise évolue

Les autorités chinoises ont adopté de nouvelles mesures pour améliorer l'utilisation pratique des cartes vertes, avec pour objectif d'attirer les talents en Chine. Jeudi, le gouvernement central a émis un document sur la gestion des permis de résidence permanente pour les étrangers.

Gao Xiang, un porte-parole de la State Administration of Foreign Experts Affairs (SAFEA), a déclaré : « Ce document vise à fournir un traitement non discriminatoire pour les détenteurs de la carte verte. Il est courant dans la pratique internationale d'offrir aux résidents permanents les mêmes droits qu'aux citoyens nationaux. Nous avions déjà une réglementation couvrant la résidence permanente, mais les modalités liées au traitement des étrangers n'étaient pas appliquées dans leur intégralité. Avec un niveau d'ouverture toujours plus grand et des échanges de personnel toujours plus fréquents, nous devions mettre en place un système plus pratique permettant de couvrir les droits et les devoirs des étrangers. »

La Chine a commencé à accorder la résidence permanente aux étrangers en 2004. En 2012, 25 ministères et départements du gouvernement central présentèrent conjointement une ordonnance sur le traitement des détenteurs de carte verte, mais ses modalités n'étaient pas appliquées dans leur intégralité.

Gao Xiang ajoute : « Aux Etats-Unis, les fondateurs de nombreuses entreprises innovantes ne sont pas originaires du pays même : le gouvernement a créé un système de talent pour les attirer. Ce que nous devons faire aujourd'hui, c'est créer nous aussi un système solide pour attirer les talents du monde entier. »

Le document récemment publié inclut des directives donnant aux détenteurs de permis de résidence permanente les mêmes droits que les citoyens chinois, comme l'achat de biens immobiliers, la scolarisation et la couverture de sécurité sociale.

Pour Eugene Gregoryanz, un physicien de l'Université d'Edimbourg, qui travaille désormais à l'Institut Hefei des Sciences Physiques de la Chinese Academy of Sciences sous le « Plan 1000 talents » : « Le fait que les étrangers puissent acheter un bien immobilier et changer des renminbi à la banque comme des citoyens chinois, est très attractif et plutôt pratique. »

Le Programme de Recrutement pour les Experts mondiaux, plus connu sous le nom de « Plan 1000 talents », fut initié en 2011 par le gouvernement chinois pour attirer les scientifiques et les inventeurs étrangers. Depuis son lancement, il a permis de recruter 313 experts étrangers.

Les personnes recrutées se voient offrir une subvention d'un million de yuans (138 000 euros), ainsi que des fonds pour leurs recherches, un salaire et d'autres avantages. Elles doivent travailler en Chine au moins trois années et rester dans le pays au moins neuf mois par an.

« Pour beaucoup de personnes que je connais, changer de l'argent est un gros problème. Nous sommes extrêmement bien payés, mais nous ne pouvons pas changer [de grandes quantités] de renminbi en dollars ou en livres sterlings à la banque. Nous sommes obligés de le faire à l'aéroport - où les taux de change ne sont pas si intéressants - ou alors de demander à des amis chinois de le faire pour nous », explique Gregoryanz.

Ce qu'ils en pensent

« Je pense que, pour un expatrié qui veut s'installer en Chine de façon permanente, il est sage de postuler pour une carte verte, car la carte verte rend la vie beaucoup plus facile en ce qui concerne l'accès aux soins et à l'immobilier. Mais en tant que jeune diplômé qui recherche le défi et les changements, je ne pense pas que je prendrai de décision ferme sur la résidence permanente. »

Tommy Hendriks (Néérlandais, 27 ans) est diplômé de l'Université Fudan et PDG du Mansion, un lieu de rencontre pour les musiciens, les artistes et les créateurs à Shanghai.

« Je pense postuler pour une carte verte, surtout pour mon fils, qui vient d'avoir deux ans. Si je peux obtenir la résidence permanente, il pourra intégrer le système éducatif comme un enfant chinois. Ma femme non plus n'est pas chinoise. J'espère que les exigences pour l'obtention de la résidence permanente et de ses avantages seront encore abaissées, ce qui réduira les écarts entre les détenteurs de carte verte et les résidents locaux. »

Sadik Senturk (Turc, 32 ans) est gestionnaire de projets pour une entreprise de conseils à Shanghai.

« La Chine devrait renforcer la reconnaissance de sa carte verte à l'international. A chaque fois que je reviens en Chine après un séjour à l'étranger, je dois expliquer pourquoi je n'ai pas besoin de visa pour aller en Chine. Même les agents du service d'immigration en Chine ne savent parfois pas ce qu'est une carte verte. Ils doivent alors trouver quelqu'un qui puisse confirmer ce que je leur dis. Sans reconnaissance nationale et internationale, la carte verte ne facilite pas la venue en Chine, au contraire. »

Noyan Rona (Turc, 60 ans) est le représentant en chef de la Turkish Garanti Bank à Shanghai. Il a obtenu sa carte verte en 2010.


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