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R. : L'impôt agricole, une sorte de taxe sur l'agriculture et perçue dans les régions rurales, existe en Chine depuis 2 600 ans. En général, dans l'histoire, le système d'impôt agricole allant du compliqué au simple n'est jamais arrivé à changer le statut de l'impôt agricole, qui a toujours été la principale recette fiscale de l'État et a obligatoirement été versé sous forme de céréales par les fermiers chinois. Depuis la fondation de la Chine nouvelle en 1949, l'impôt agricole était toujours une source importante des finances de l'État pour garantir la stabilité du pouvoir de l'État et promouvoir l'industrialisation.
Le 29 décembre 2005, l'abolition du « Règlement sur l'impôt agricole » à partir du 1er janvier 2006 a été adoptée lors de la 19e session de la Xe APN. C'est ainsi que l'impôt agricole qui était appliqué depuis des milliers d'années s'est complètement retiré de la scène historique. Dans l'histoire chinoise, aucune dynastie n'a pu accomplir cette démarche ; c'est seulement dans la Chine d'aujourd'hui caractérisée par le développement économique et le progrès social que le rêve a pu devenir réalité. Après la suppression de l'impôt agricole, le fardeau des fermiers sera diminué au total de 100 milliards de yuans par an, soit de 120 yuans par personne. Cela non seulement allège le fardeau des fermiers et augmente leur revenu, mais aussi permet à tous les fermiers de partager les avantages de la réforme, de l'ouverture et de la modernisation.
De plus, pour mieux appliquer le principe dit « l'industrie soutient l'agriculture, les villes soutiennent les régions rurales » et promouvoir le développement agricole et la prospérité des régions rurales, la Chine prendra les trois mesures suivantes visant à éviter d'alourdir le fardeau des fermiers.
1. Accroître le transfert de versements provenant des finances centrales et locales aux unités de base des régions rurales. En 2006, pour assurer le bon déroulement de la réforme du système d'impôts et frais agricoles, le gouvernement central a investi plus de 78 milliards de yuans dans les unités de base des régions rurales sous forme de transfert de versements, et les autorités aux niveaux provincial et municipal, presque 25 milliards de yuans. Le montant total dépasse donc 100 milliards de yuans ;
2. Promouvoir la réforme des organismes publics des cantons et bourgs et la réduction de leur effectif à travers le changement des fonctions gouvernementales à ces deux niveaux, en vue de supprimer massivement les dépenses inefficaces ;
3. Faire quatre démarches dans toutes les régions rurales pour alléger radicalement les charges des fermiers, à savoir : percevoir ouvertement les frais des fermiers, unifier tous les frais d'études en un seul type de frais dans les écoles rurales, limiter les frais d'abonnement aux journaux et revues dans les unités de base rurales, poursuivre les dirigeants responsables en cas de procès résultant de l'alourdissement des charges des fermiers.
Bien entendu, nous réalisons avec lucidité que la suppression totale de l'impôt agricole, qui n'est que le premier pas dans la solution des problèmes des régions rurales, de l'agriculture et des fermiers, ne permet absolument pas de résoudre les contradictions profondes auxquelles sont confrontées les régions rurales. Nous devrons consacrer encore davantage d'efforts à régler radicalement toutes ces contradictions, et édifier une société rurale harmonieuse d'aisance moyenne dans tous les domaines.
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