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R. : Promouvoir l'égalité des sexes constitue une politique fondamentale du pays. Depuis la fondation de République populaire de Chine en 1949, et surtout depuis l'entrée en vigueur de la Loi sur la protection des droits et intérêts des femmes en 1992, le gouvernement s'efforce d'assurer aux femmes des droits égaux à ceux des hommes dans les domaines politique, économique, culturel, social et familial à travers des moyens économiques, juridiques, administratifs et promotionnels, afin de permettre le plein progrès des femmes.
Mais de nouveaux problèmes ont émergé avec l'approfondissement de la réforme et de l'ouverture, et avec le changement de la vie sociale. La discrimination dans l'emploi contre les femmes urbaines, le préjudice contre les droits et intérêts des femmes rurales dans l'attribution des terres et le partage des revenus, la violence familiale, la trahison des maris ainsi que le harcèlement sexuel au bureau se produisent de temps à autre.
On attribue ces problèmes à l'ancienne loi matrimoniale élaborée dans les années 1950 qui mettait l'accent plutôt sur les mesures de secours que sur la garantie du statut et des droits légaux des femmes. Par ailleurs, les idées traditionnelles préconisant le pouvoir du père, la puissance des hommes et l'humilité des femmes demeurent encore influentes. Les femmes elles-mêmes sont pessimistes. Dans l'emploi comme dans la promotion et le salaire, l'embarras entre l'égalité juridique et l'inégalité réelle est marquant.
Ces dernières années, la Chine a révisé la Loi sur le mariage, élaboré la Loi sur la population et la panification familiale, la Loi sur l'attribution des terres dans les campagnes et la Loi sur la protection des droits et intérêts des femmes, et mis en application plus de cent règlements concernant la protection des femmes dont les Règlements sur l'application de la loi sur la santé maternelle et infantile. La Loi sur le mariage révisée en 2001 a réitéré l'égalité entre les hommes et les femmes comme principe fondamental, souligné que les deux membres du couple jouissent du même statut, des mêmes droits et remplissent les mêmes devoirs, et comprend de nouvelles dispositions contre la violence familiale et la bigamie, de manière à garantir le mariage libre, à mieux protéger la sécurité physique et les biens des femmes et à élever leur statut dans les décisions familiales.
Parallèlement, un groupe de coordination nationale sur la protection des droits et intérêts des femmes et des enfants a été créé qui implique la collaboration de 19 départements gouvernementaux. Dans certaines cours, on a établi un tribunal de protection des femmes pour traiter spécialement les cas civils concernés. Les organismes d'assistance juridique, les cabinets d'avocats, les agences de certification ainsi que d'autres organismes de service juridique ne doivent pas retarder la procédure des cas concernant la violation des droits et intérêts des femmes. Des assesseurs issus des fédérations de femmes sont choisis pour participer au jugement de ces cas. Les organisations non gouvernementales sont encouragées à établir des centres de consultation juridique, d'avertissement et d'évaluation des dommages ainsi que des postes de secours en faveur des femmes, d'ouvrir des lignes téléphoniques contre la violence familiale, de fournir du service juridique gratuit et d'autres formes de services dont la consultation, la protection, le traitement médical et psychologique.
Les dix dernières années, la Chine a fait de grands progrès dans la promotion de l'égalité entre les sexes et la protection des droits et intérêts des femmes. Mais étant donné le niveau de développement économique et social, le réajustement de la structure économique et l'approfondissement de la réforme de l'économie de marché socialiste, on fait face à de nombreux problèmes nouveaux qui nécessitent encore des efforts systématiques et législatifs afin de réaliser la véritable égalité entre hommes et femmes.
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