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R. : Nous pouvons franchement dire que la Chine n'a camouflé aucun cas, car on aurait sévèrement puni les personnes qui auraient camouflé, retardé d'annoncer ou empêché d'annoncer en vertu de la Loi sur la prévention des maladies animales et des Règlements à appliquer en cas d'urgence chez les animaux importants.
Certains individus atteints de grippe aviaire ne l'ont peut-être pas déclaré parce qu'ils habitaient des régions montagneuses, loin de la ville, et qu'autour d'eux il n'y avait pas de grippe aviaire. C'est la raison pour laquelle des services antiépidémiques n'ont pu trouver aucun cas de cette maladie jusqu'à présent. Ce cas existe un peu partout dans le monde. Citons l'exemple de Hongkong ; le tiers des dix-huit cas de grippe aviaire n'ont pas de source pathogène. Quelle en est la cause ? Nous saurons la chercher sérieusement, afin de ne pas porter atteinte aux autres personnes.
Selon les statistiques, entre l'automne 2005 et mars 2006, trente-cinq cas de grippe aviaire hautement pathogène ont eu lieu en Chine, repartis dans quatorze provinces et régions autonomes. Face à la grippe aviaire chez les animaux et chez les hommes, la Chine a informé les organisations internationales et les pays intéressés selon le principe : « immédiatement, ouvertement, avec transparence », obtenant ainsi de l'OMS une appréciation selon laquelle « la Chine ne cache aucune information sur la grippe aviaire ; ses déclarations sont à la fois ouvertes et transparentes ».
La Chine attache une grande importance à la prévention de la grippe aviaire. Désinfection dans un parc de Guangzhou.
La Chine, l'un des premiers pays à détecter la grippe aviaire, a attaché de l'importance à la prévention et au contrôle de la maladie par une série de mesures nécessaires. Le gouvernement chinois a proclamé le 16 novembre 2005 les « Règlements à appliquer en cas d'urgence chez les animaux importants » et formulé six documents dont les « Normes sur le traitement technique de la grippe aviaire hautement pathogène en cas d'urgence », assurant ainsi la normalisation du processus de prévention et de contrôle de la grippe aviaire. Dans ses 31 provinces, municipalités et régions autonomes, la Chine a établi un Bureau national de surveillance, et à travers le pays, 450 stations de contrôle épizootique. Les observateurs, au nombre de 645 000, sont installés dans 90 % des villages administratifs. Ils assurent la détection, l'annonce et le contrôle de l'épizootie sans délai. Par ailleurs, la Chine, dans ses centres de prévention et de contrôle, forme les équipes d'urgence chargées de surveiller et de sauver les gens atteints de la grippe aviaire hautement pathogène. Elles ont détecté et rassemblé 2,92 millions de spécimens, au profit de la recherche scientifique sur le diagnostic rapide, l'essai pharmaceutique et le vaccin. Depuis 2005, en Chine, 194 000 volailles ont été atteintes de la grippe, dont 186 000 sont mortes et 22,849 millions tuées. À l'heure actuelle, la grippe aviaire est effectivement contrôlée et éliminée, et grâce à nos efforts, cette épidémie ne se propage ni s'étend. L'expérience montre que les mesures préventives que la Chine a prises pour lutter contre la grippe aviaire sont efficaces.
Cependant, nous voulons dire que la Chine fait face à beaucoup de difficultés dans la prévention et le contrôle de la grippe aviaire hautement pathogène. 1. Il y a huit lignes de migration d'oiseaux sur terre dont trois en Chine. Le passage de ces oiseaux aurait pu créer une épidémie aviaire. 2. La Chine compte 14,232 milliards de volailles, soit 20,83 % du monde. De ce fait, elle supporte un haut pourcentage d'apparition et de propagation de la grippe aviaire. 3. L'aviculture est dispersée dans les conditions défavorables, rendant difficile la prévention. C'est la raison pour laquelle la Chine soutient activement et se livre à promouvoir la coopération terrestre et régionale dans la lutte contre la grippe aviaire. En décembre 2005, à Kunming, dans la province du Yunnan, a eu lieu la Conférence ministérielle sur la coopération de prévention et de contrôle de la grippe aviaire en Asie ; en janvier 2006 a eu lieu à Beijing la Conférence internationale sur les fonds consacrés à prévenir et contrôler la grippe aviaire et humaine, organisée conjointement par le Conseil de l'Union européenne et la Banque mondiale sous les auspices de la Chine. On a offert, à cette occasion, 10 millions de USD pour soutenir la prévention et le contrôle de la grippe aviaire dans le monde. Par ailleurs, la Chine et les États-Unis ont conjointement organisé des discussions au sujet de la prévention et du contrôle de la grippe aviaire. La Chine a formé des techniciens et vétérinaires spécialisés pour les pays de l'ANASE, offert technique, vaccins, matériel et fonds au Vietnam, à la Thaïlande, à la Corée, à la Mongolie, à l'Indonésie, et aidé les pays voisins à déclencher le travail de prévention et contrôle de la grippe aviaire.
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