|
|
A propos de la transition de la Chine vers un pays innovant |
|
|
Au cours de la conférence de presse donnée le 10 mars à 15 heures
par la quatrième session de la 10e Assemblée populaire nationale,
le ministre de la Science et de la Technologie Xu Guanhua, le
vice-président de la Commission d'Etat pour le Développement et la
Réforme Zhang Xiaoqiang, le vice-ministre de l'Education Zhao
Qinping et l'assistant au ministre des Finances, Zhang Xiaochun,
ont répondu aux questions posées par des journalistes chinois et
étrangers à propos de la transformation de la Chine en un pays
innovant.
Au cours de la Conférence nationale
en matière de science et de technologie, tenue au début de 2006, a
déclaré le ministre Xu Guanhua, les autorités centrales ont demandé
de faire entrer, en quinze ans, la Chine dans le rang des pays
innovants. Cette stratégie avancée en l'occurrence est motivée, à
mon avis, par les considérations suivantes :
Premièrement, du commencement de la réforme et de l'ouverture de la
Chine à 2020, soit quarante ans, la Chine doit maintenir une
croissance économique au-dessus de 7% par an, pour pouvoir réaliser
l'objectif de construire dans tous les domaines une société au
niveau de vie aisée. La croissance dépend principalement de la
main-d'oeuvre, du capital et du progrès scientifique et
technologique. Selon des calculs, si la Chine peut continuer à
maintenir un taux d'investissement au niveau de 40%, le taux de
contribution du progrès scientifique et technologique doit passer
de 39% actuellement à 60%.
Deuxièmement, les ressources
énergétiques, hydrauliques et terriennes par habitant sont
gravement insuffisantes en Chine. Celle-ci est maintenant affrontée
à des problèmes de plus en plus pressants en matière de ressources
et d'environnement. Résoudre ces problèmes en un temps relativement
court est une tentative jamais connue dans l'histoire. Les
expériences des nombreux pays montrent que le progrès scientifique
et technologique est la seule manière susceptible de les
résoudre.
Troisièmement, les entreprises chinoises se heurtent à une
concurrence de plus en plus acharnée sur le plan international au
cours du processus de la mondialisation de l'économie. Faute de
technologies clés, elles doivent payer les brevets d'invention en
matière de téléphones mobiles, d'ordinateurs et de machines-outils
à commande numérique, respectivement au niveau de 20, 30 et 40% de
leur prix.
Quatrièmement, la supériorité
comparative de la main-d'oeuvre chinoise ne cesse de s'affaiblir,
par suite de l'augmentation du coût du travail. Faute de
technologies clés, les produits chinois sont affrontés à une
pression de plus en plus forte exercée par la concurrence
internationale.
De ce qui précède, a conclu le
ministre de la Science et de la Technologie, nous n'avons pas
d'autre issue que de nous engager dans la voie de l'innovation
indépendante et de transformer la Chine en un pays innovant.
|
|